Musculo-Squelettique

La capsulite rétractile

Vous trouverez ici tous les éléments nécessaires pour comprendre cette pathologie, pour réaliser un examen clinique complet et pour effectuer une prise en charge en suivant les dernières recommandations EBP.
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Sommaire
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Avant propos

La capsulite rétractile est un trouble de l’épaule fréquemment rencontré mais faisant toujours l’objet de nombreuses incertitudes et incohérences dans la littérature. Les principales causes de confusion liées à la capsulite rétractile proviennent d'un désaccord sur la façon de nommer cette pathologie, de la classer et de décrire son histoire naturelle (Abrassart et al. 2020). De manière générale, elle se caractérise par une augmentation progressive de la douleur d’apparition spontanée et une limitation d’amplitude des mouvements de l’articulation gléno-humérale (Kingston et al., 2018). Les stratégies de prise en charge varient en fonction du degré d’irritabilité, du stade de développement de la pathologie et des préférences du thérapeute.

1 - Introduction à la pathologie

a - Rappels anatomiques

Dans un premier temps, il peut être judicieux de rappeler quelques notions d’anatomie en particulier concernant les différentes structures susceptibles d’être impliquées dans la capsulite rétractile. 

1 - La capsule articulaire

Cette structure fibreuse contient de nombreux éléments articulaires. On observe généralement la présence de capsules articulaires au sein des articulations mobiles (diarthroses).

Elle se caractérise notamment par son élasticité permettant le mouvement et par sa résistance permettant une certaine stabilité passive des surfaces articulaires entre elles.

La capsule articulaire gléno-humérale présente des renforcements épais nommés ligaments gléno-huméraux (supérieur, moyen et inférieur) et coraco-huméral (Ferrari et al. 1990). Le volume de cette capsule serait en moyenne de 20mL dans des conditions saines (Kraal et al., 2020).

De plus, de par sa localisation, elle se retrouve en étroite relation avec les tendons des muscles de la coiffe, avec lesquels elle mêle ses fibres, formant un manchon fibreux musculo-tendineux (Drake et al. 2006 ; Clark et al. 1990 ; Pearsall et al. 2000).

Cette fusion fibreuse possède à la fois un rôle proprioceptif et mécanique (répartition des contraintes des muscles de la coiffe et prévention d’éventuelles lésions tendineuses au niveau de leurs enthèses) (Di Giacomo et al. 2008).

Globalement, la capsule articulaire présente les 3 couches tissulaires suivantes (de la superficie vers la profondeur) (McFarland et al. 2002) :

• Une couche conjonctive résistante riche en collagène
• Une couche conjonctive lâche
• Une membrane synoviale, structure sécrétant le liquide éponyme. Il lubrifie et nourrit les surfaces articulaires. 

Enfin, il est important de rappeler que cette capsule est innervée par les branches articulaires des nerfs supra-scapulaire et axillaire et qu’elle est bien vascularisée (Andary et al. 2002, Eckmann et al, 2017).

Au niveau de la capsule articulaire de l’épaule, la poche axillaire représente une entité d’intérêt dans la physiopathologie de la capsulite. Celle-ci correspond à la capsule gléno-humérale dans sa partie inférieure et est délimitée par les bandes antérieures et postérieures des ligaments gléno-huméraux inférieurs (Fields et al., 2019). Comme nous le verrons plus tard, cette dernière permet, lors des évaluations arthroscopiques, de déterminer un certain grade de capsulite puisque ce repli est généralement réduit (The Shoulder Made Easy, 2019).

2 - L’intervalle des rotateurs

L’intervalle des rotateurs représente deux zones capsulaires de forme triangulaire qui se caractérisent par l’absence de renforcement par les tendons de la coiffe de rotateurs (Le Corroller et al., 2007). Si un intervalle des rotateurs antérieur et un intervalle des rotateurs postérieurs ont pu être définis, il est communément admis que lorsque l’on parle de l’intervalle des rotateurs, on se réfère à l’intervalle des rotateurs antérieur (Fields et al., 2019).

Cette dernière entité forme un espace triangulaire anatomique par le bord supérieur du tendon du muscle subscapulaire en bas, du bord antérieur du tendon supra-épineux en haut, de la base du processus coracoïde en médial et du ligament huméral transverse en latéral (Le Corroller et al. 2007).

Cet intervalle est fermé superficiellement par une extension de la capsule articulaire gléno-humérale antérieure appelée la « capsule de l’intervalle des rotateurs » (Woertler, 2015). Cette dernière comprend l’entrecroisement de fibres provenant des tendons subscapulaire et supra-épineux, par le ligament gléno-huméral supérieur ainsi que par le ligament coraco-huméral (LCH). À l’inverse, le plancher de cet espace est constitué principalement du cartilage articulaire de la tête humérale (Fields et al., 2019).

À noter que le tendon de la longue portion du biceps brachial et le ligament gléno-huméral supérieur (LGHS) traversent l’intervalle des rotateurs (Le Corroller et al. 2007).

Si le rôle de l’intervalle des rotateurs n’a pour l’instant pas été complètement défini, il semble tout de même clair que ce dernier possède un rôle structurel dans la stabilisation lors des mouvements dynamiques de l’épaule (Fields et al., 2019). Ainsi, pour certains auteurs (Le Corroller et al., 2007), cet intervalle possèderait 3 grands rôles :

  • Le maintien d’une pression intra-articulaire négative
  • Un rôle de poulie pour le tendon du long biceps latéralement
  • La stabilisation postérieure et inférieure de la tête humérale

En conséquence,  la section expérimentale du LCH et de la capsule de l’intervalle des rotateurs pourrait entrainer une déstabilisation de la poulie du biceps (Fields et al., 2019) ainsi qu’un risque d’instabilité/luxation inférieure et postérieure (Fields et al., 2019; Harryman et al., 1992).

Par ailleurs, cet intervalle permet la limitation des translations :

  • Postérieures et inférieures en adduction
  • Antérieures en abduction et rotation latérale

C’est pourquoi certains auteurs indiquent que ce dernier présenterait un rôle clé dans la pathogénèse de la capsulite, mais aussi, de l’instabilité multidirectionnelle (Bain et al., 2017)


3 - Le ligament coraco-huméral

Le ligament coraco-huméral (LCH) a été décrit comme prenant naissance sur le bord externe de la branche horizontale de l'apophyse coracoïde et se terminant par un faisceau sur le bord antérieur du supra épineux et le tubercule majeur tandis que le second faisceau se termine au niveau du tubercule mineur. À noter quelques insertions s’attachant aux fibres supérieures du subscapulaire ainsi que sur  le ligament huméral transverse. De par son trajet, il recouvre l’intervalle des rotateurs (Fields et al., 2019).

Au niveau de sa conformation histologique, le ligament coraco-huméral (LCH) est composé de 5 couches tissulaires distinctes dont la plus superficielle et la plus profonde sont en continuité directe avec les faces superficielles et profondes du tendon supra-épineux (Clark et al. 1992). Ce ligament peut être mis en tension maximale lors du mouvement de rotation externe (Le et al., 2017).

Fonctionnellement, le LCH a plusieurs rôles :

  • Formation de la « poulie du long biceps » avec le ligament gléno-huméral supérieur (Fields et al., 2019).
  • Limitation passive de la rotation latérale et ce notamment lors de l’armer du bras (Fields et al., 2019). À l’inverse, le ligament se retrouve détendu en position d’adduction-rotation interne (Woertler, 2015).
  • Stabilisateur postéro-inférieur de la tête humérale (couple LCH et ligament gléno-huméral supérieur).
  • Suspenseur de la tête humérale (Dufour et al. 2014).
  • Protection des tendons du long biceps vis-à-vis du ligament acromio-coracoïdien (Corroler et al. 2007).
  • Protection du subscapulaire vis-à-vis du processus coracoïde voire du tubercule mineur (Corroler et al. 2007).

À noter que pour certains auteurs, le ligament coraco-huméral ne peut être détaché du ligament gléno-huméral supérieur puisqu’ils constituent une unité fonctionnelle dans la stabilité de l’intervalle des rotateurs (Petchprapa et al., 2010; Woertler, 2015).

4 - La coiffe des rotateurs

La coiffe des rotateurs est un groupe de muscles et de tendons qui entourent l'articulation de l'épaule. Selon les dernières données sur le sujet (Akhtar et al., 2021), les muscles composant la coiffe des rotateurs sont au nombre de quatre :

  • Le supra-épineux : ayant pour origine la fosse supra-épineuse, il se dirige sur la face supérieure et médiale du trochiter.
  • L'infra-épineux : ayant pour origine la fosse infra-épineuse, il se dirige sur la face inférieure et médiale du trochiter. Ce dernier possède un tendon présentant la plus large section des quatre tendons de la coiffe.
  • Le petit rond : ayant pour origine la fosse infra épineuse, il se dirige sur la face inférieure et médiale du trochiter.
  • Le subscapulaire : ayant pour origine la fosse subscapulaire, il se dirige sur le trochin.

Il est à noter que les trois premiers muscles cités forment des digitations afin de former une structure continue au niveau proximal de l’humérus : le câble des rotateurs (Pallot & Morichon, 2013; Rahu et al., 2017). Le subscapulaire est quant à lui de plus en plus relié à la capsulite à travers de nombreuses études montrant la présence de trigger points dans celui-ci chez les patients présentant une capsulite (Arjun & Rajaseker, 2021).

À ces quatre muscles, certains auteurs y ajoutent le long chef du biceps, bien que cette notion ne soit pas adoptée à l’unanimité (Redondo-Alonzo et al, 2014).

Concernant leurs rôles, la coiffe des rotateurs a pour mission principale la stabilisation de la tête humérale lors des mouvements de l’épaule. En effet, par son action, la coiffe réalise un couple de force afin d’empêcher toute « migration » proximale de l’humérus. Mis à part leur rôle stabilisateur, ces muscles possèdent leur propre action :

  • Le muscle supra-épineux participe à l’abduction de l’épaule, action partagée par l’infra-épineux qui permet également la rotation externe avec le petit rond. Le subscapulaire quant à lui est rotateur interne et adducteur d’épaule.
  • Enfin le long chef du biceps associé au court chef du biceps, forment le muscle biceps brachial qui réalise la flexion de l’épaule ainsi que la flexion du coude et le mouvement de supination.

b - Contexte pathologique

1 - Nomenclature et définition de la pathologie

Originellement décrite par Duplay comme une « périarthrite scapulohumérale », le terme de « frozen shoulder » fut rapidement développé dès 1934 par Codman (Fields et al., 2019). Depuis, de nombreux termes ont été utilisés pour désigner cette pathologie : « Frozen schoulder », « Épaule gelée », « Capsulite adhésive », « Capsulite rétractile », « Épaule raide idiopathique primaire », « Capsulite fibreuse »… (Abrassart et al., 2020). En 2015, Lewis proposa l’adoption de l'expression "syndrome de contracture de l'épaule gelée". Selon ce dernier, ce terme pourrait être une description plus appropriée pour désigner cette maladie. Concrètement, cette pathologie aux multiples dénominations a pu être définie par l’ASES comme « une condition d’étiologie incertaine se caractérisant par une restriction considérable de la mobilité active et passive de l’épaule qui se produit en absence d’un trouble intrinsèque de l’épaule connu» (Yip et al., 2018). Certains auteurs complètent cette définition en indiquant que la perte d’amplitude est d’abord douloureuse puis progressivement limitée (Kingston et al., 2018).

2 - Évolution naturelle

Pour être plus précis quant au développement de cette pathologie, il faut noter que celle-ci est généralement décrite en 3 ou 4 phases (Chan et al., 2017; Fields et al., 2019; Kelley et al., 2013; Vaishya et al., 2016).

Ainsi, on retrouve de manière systématique trois phases : la phase de « freezing », la phase de « frozen » et la phase de « Thawing » qui correspondent aux trois phases décrites par Reeves (Reeves, 1975) :

  1. Phase de « Freezing » : première phase, elle se caractérise par une phase chaude, inflammatoire avec une douleur importante et une faible voire une absence de raideur bien que certains patients puissent présenter quelques limitations d’amplitudes dues à la douleur. Certains auteurs rapportent que cette phase inflammatoire aurait une durée de 10 à 36 semaines (Neviaser & Hannafin, 2010; Reeves, 1975).
  2. Phase de « Frozen » : deuxième phase, elle se caractérise par une phase de raideur dans laquelle les douleurs et les troubles trophiques vont progressivement diminuer tandis que la raideur s’installe. Certains auteurs parlent d’une durée de 4 à 12 mois (Reeves, 1975).
  3. Phase de « Thawing » : troisième phase, elle se caractérise par une récupération dans laquelle on ne retrouve plus de douleur spontanée ni de douleur nocturne. En revanche, la raideur est toujours présente. De manière générale, cette phase a été décrite comme la plus longue étant donné le temps nécessaire à la récupération(Neviaser & Hannafin, 2010; Reeves, 1975; Shaffer et al., 1992). Plus la phase de raideur est longue, plus la phase de récupération sera longue.

À ces trois stades, certains auteurs ajoutent une phase précédant la première. On parle de la phase de « Pre-freezing ». Cette phase préalable présenterait notamment de l’intérêt lors des analyse athroscopiques (Fields et al., 2019).

Dans leur récente étude publiée en 2020, Abrassart et al recommandent aux auteurs et aux cliniciens d’éviter de répéter la description de la maladie comme une «condition triphasée autolimitante», c’est-à-dire conduisant à une résolution complète sans traitement. Les auteurs conseillent d'utiliser plutôt l'histoire naturelle de la pathologie la plus mise en évidence  «qui voit souvent une amélioration à court terme, mais qui porte une forte probabilité de restriction et de douleur de faible intensité» (Abrassart et al., 2020; Srour & Nourissat, 2021). De plus, aucune étude ne permet d’affirmer que les sujets puissent récupérer sans traitement adapté bien que certains patients pourraient s’adapter au déficit de mobilité sans s’en plaindre au quotidien (Wong et al., 2017).

Par conséquent, il faut avant tout admettre que l’évolution de la maladie est un continuum plutôt que des phases bien délimitées.

Toutefois, il convient d’être prudent vis à vis de la compréhension de ces phases. En effet, actuellement, aucune données objectives publiées ne permettent pour l’instant de valider soit la théorie de la résolution spontanée de la capsulite rétractile, soit celle de sa progression à travers les phases de douleur, puis de raideur, puis de résolution (Abrassart et al., 2020; Wong et al., 2017).

Ainsi, certains auteurs (Srour & Nourissat, 2021) considèrent que s’il est difficile de découper la physiopathologie en 3 phases, il est en revanche adapté de valider deux phases principales dans cette pathologie :

  1. Une première phase d’installation progressive de la douleur durant 4 à 6 mois avec une possible perte de mobilité de l’épaule.
  2. Une seconde phase de diminution progressive de la douleur avec un possible maintien voire une augmentation de la raideur.

Dans la continuité de ces différentes phases d’évolution, certains auteurs indiquent qu’une certaine correspondance entre l’évolution clinique et l’imagerie est observable. C’est le cas de Fields et ses collaborateurs qui exposèrent en 2019, des possibles liens entre les différentes phases physiopathologiques et l’anatomie arthroscopique (Fields et al., 2019) :

3 - Physiopathologie

Concernant la physiopathologie, il serait intéressant de la scinder en deux afin de faciliter sa compréhension bien qu’il s’agisse de processus simultanés. Ainsi, abordons dans un premier temps la physiopathologie « capsulaire » avant de s’intéresser dans un second temps aux facteurs « autres ».

  • D’un point de vue capsulaire, il a pu être objectivé une réduction du volume de la capsule articulaire. En effet, ce dernier passerait de 20mL dans des conditions saines jusqu’à moins de 5mL dans certains cas (Kraal et al., 2020).
  • Conjointement, la capsule s’épaissirait et se congestionnerait avec une densification des fibres de collagènes ainsi qu’une contraction des myofibroblastes. Cette densification serait liée à un déséquilibre dans le turnover de la matrice extra cellulaire (autrement dit, dans la production et la dégradation des fibres de collagène) en faveur de l’augmentation du nombre de fibres de collagène (Kraal et al., 2020). De plus, une inflammation des ligaments de l’intervalle des rotateurs apparaitrait, et ce plus particulièrement sur le ligament coraco-huméral, le ligament gléno-huméral et la synovie (Cho et al., 2019; Lewis, 2015; Whelton & Peach, 2018). À noter que l’épaississement du ligament coraco-huméral est considéré comme l’une des barrières principales à la rotation externe (Hagiwara et al., 2018; Ozaki et al., 1989).
  • De cette inflammation résulterait une libération de fibroblastes, de mastocytes, de macrophages et de lymphocytes T dans la capsule gléno-humérale augmentant ainsi la production de collagène via le phénomène inflammatoire (Cho et al., 2019; Tamai et al., 2014).
  • --> L’ensemble de ces modifications tissulaires apparaitrait de manière préférentielle dans la partie antéro-supérieure de la capsule, et plus précisément en regard du ligament coraco-huméral (Srour & Nourissat, 2021). Il en découlerait un enraidissement, une douleur et une fibrose de l’espace de l’intervalle des rotateurs.
  • --> À noter que si l’aspect fibroprolifératif et inflammatoire semblent établis, le rôle de chacun dans le développement de cette pathologie est resté longtemps méconnu (Gordon et al., 2016). Récemment, certains auteurs ont pu soutenir l’hypothèse selon laquelle une activation persistante des fibroblastes pourrait développer le processus inflammatoire et fibrotique (Akbar et al., 2019) tandis que d’autres considèrent qu’une réponse immunitaire avec une réponse inflammatoire exagérée serait la première étape du développement de la capsulite, en précédant la fibrose tissulaire (Cho et al., 2018; Lho et al., 2013).

En plus des modifications tissulaires propres à la capsule articulaire, d’autres modifications apparaitraient telles que :

  • Une nouvelle croissance nerveuse et vasculaire dans le complexe capsulo-ligamentaire chez les patients atteints. Cette dernière pourrait expliquer la réponse accrue à la douleur (Andersson et al., 2011; Backman et al., 2011; Hand et al., 2007).
  • Un phénomène de contracture musculaire apparaitrait et pourrait expliquer la perte de mobilité du patient (Srour & Nourissat, 2021). Ceci se corrèlerait d’ailleurs à certaines études montrant la présence de trigger points dans le subscapulaire (Arjun & Rajaseker, 2021) ou à celles montrant une amélioration de la mobilité en abduction et en rotation latérale sous anesthésie générale (Hollmann et al., 2018). D’ailleurs, certains auteurs considèrent que la capsulite serait principalement liée à une dysfonction musculaire (Simons et al., 1999). À noter que cette contracture musculaire de protection pourrait être liée à une peur du mouvement.
  • Concernant les facteurs « psychologiques », certaines études ont pu montrer que les zones douloureuses élargies seraient liées un niveau plus élevée de catastrophisme, de sensibilisation à la douleur (Balasch-Bernat et al., 2021)

Ainsi, il est donc clair que la physiopathologie est principalement d’origine inflammatoire et fibroproliférative (Akbar et al., 2019).

4 - Étiologie

Après avoir abordé la physiopathologie, il est désormais temps de s’intéresser à l’étiologie de cette pathologie. En effet, si nous avons pu voir que la capsulite se caractérise principalement par une inflammation et une fibroprolifération, il est désormais temps de comprendre les origines de ces troubles.

Tout d’abord, il est essentiel de noter que si de nombreuses étiologies ont pu être avancées, la capsulite est considérée comme une pathologie systémique mettant en lien de nombreux mécanismes différents et pouvant aboutir à l’apparition de cette pathologie (de la Serna et al., 2021). Parmi les mécanismes pouvant être impliqués dans le développement de la pathologie, on retrouve :

  • Sédentarité : les attitudes sédentaires se traduisent pas une diminution de l’usage des membre supérieurs pouvant entrainer une peur du mouvement (avec des contractures réflexes) (Hollmann et al., 2018) ou une hypoxie chronique dans l’articulation entrainant une augmentation des processus inflammatoires (de la Serna et al., 2021). De plus, ces attitudes pourraient augmenter le stress oxydatif ainsi que la résistance à l’insuline dont nous reparlerons plus bas (León-Latre et al., 2014).
  • Inflammation chronique de bas grade : définie comme : « une réponse chronique aux maladies, blessures, etc., qui produit un niveau constant et bas d'inflammation en permanence dans tout le corps ». Elle pourrait prédisposer certains sujets à développer une capsulite rétractile (Cucchi et al., 2017; Jublanc et al., 2011; Kraal et al., 2020; Pietrzak, 2016; Sung et al., 2014). En effet, cette inflammation pourrait altérer les fibroblastes (Akbar et al., 2019). De plus, l’inflammation chronique de bas grade est une cause sous-jacente du diabète et des troubles thyroïdiens qui sont eux même des facteurs de risque de développer une capsulite (Blonna et al., 2017; Y.-S. Kim et al., 2013; Kraal et al., 2020).
  • Les microtraumatismes et blessures tissulaires : si les microtraumatismes sont depuis longtemps suggérés comme des déclencheurs possibles de la capsulite (Neviaser & Hannafin, 2010), de récentes études ont pu montrer que lors d’une « blessure », le relâchement d’alarmines (des molécules endogènes ayant pour objectif d’alerter le système immunitaire) pourrait stimuler la fibrose capsulaire et la croissance nerveuse (Cher et al., 2018).
  • L’infection par le biais d’une bactérie : la propionibacterium acnes a longtemps été considéré comme une possible origine de la capsulite bien que de récentes études écartent cette possibilité (Booker et al., 2017).
  • Finalement, certaines études ont même émis l’hypothèse que les traits de personnalité dépressifs pourraient parfois être liés à la capsulite rétractile. Par exemple, selon Köhler, la dépression serait associée à une augmentation du taux des cytokines inflammatoires (Köhler et al., 2017). Ceci se corrélerait au niveau « clinique » puisque des études montrent que s’il n’existe pas de différence notable dans l’amplitude de mouvement, le handicap perçu ainsi que la douleur seraient plus importants chez les patients dépressifs ou anxieux (Ebrahimzadeh et al., 2019; Russell et al., 2014). De même, la peur de la douleur pourrait influencer le comportement du patient en entrainant des adaptions motrices (protection musculaire et/ou réduction de l’amplitude des mouvements). Cependant aucunes données scientifiques ne permettent d’affirmer que les facteurs psychologiques favorisent l’apparition d’une capsulite (Srour & Nourissat, 2021).
  • En revanche, une étude récente a pu montrer qu’après une opération de la coiffe des rotateurs, le sexe féminin, l’anxiété et la maladie « professionnelle » pouvaient être considérés comme des facteurs à risque de développer une capsulite rétractile en post-opératoire (Aïm et al., 2022).

Avant de terminer cette partie concernant l’étiologie, il est intéressant de noter que quelques études ont pu montrer une augmentation du nombre de capsulite (jusqu’à 39%) durant l’épidémie de COVID-19 (Demyttenaere et al., 2022; Sahu & Shetty, 2022) et ce dans les cas d’atteintes par le virus SARS-COV-2 qui est connu pour avoir de nombreux effets en dehors du système pulmonaire ou après la réalisation d’une vaccination.

5 - Classification des capsulites

Afin de clarifier les différents types capsulite rétractiles. Une classification en 2 catégories a pu être proposé (Warner, 1997) :

  • La capsulite primaire : aussi appelée capsulite idiopathique, elle se caractérise par l'apparition progressive de douleurs et de raideurs au niveau de l'articulation gléno-humérale sans cause spécifique (Baslund et al., 1990, p. 199). Cette première serait liée à une possible altération immunologique, inflammatoire, biochimique et/ou endocrinienne (Hand et al. 2007) bien que le facteur « psychologique » (patients avec problèmes dans leur vie, du stress, etc…) pourrait intervenir (Köhler et al., 2017).
  • La capsulite secondaire : est la conséquence d’un autre problème. De nombreux articles ont classé ces facteurs secondaires en facteurs systémiques, intrinsèques et extrinsèques selon leur nature (Kelley et al., 2013; Laubscher & Rösch, 2009).

Décrivons désormais les différents facteurs secondaires :

  • Les causes extrinsèques correspondent aux causes non liées à l’épaule. On retrouve par exemple les problèmes cardio-pulmonaires, les atteintes cervicales, la maladie de Parkinson… (Kelley et al., 2013). À noter que dans le cas d’une fracture de l’humérus, la cause sera considérée comme extrinsèque si la fracture est distale à la tête humérale. À l’inverse, si elle se situe sur la tête humérale, on parlera alors de cause intrinsèque.
  • Les causes intrinsèques incluent les causes directement liées à l’épaule. Il s’agit par exemple des pathologies de la coiffe des rotateurs, du biceps brachial ou de l’articulation acromio-claviculaire… (Kelley et al., 2013). Dans ce type ce causes, il arrive fréquemment qu’un patient consulte initialement pour une tendinopathie avant de voir ce dernier évoluer vers une capsulite.
  • Les facteurs systémiques incluent des pathologies plus englobantes et ne se limitant pas à une zone précise du corps. Il s’agit donc par exemple du diabète sucré, des troubles de la thyroïde, de l’hypoadrénalisme ou d’une dyslipidémie (Hani Zreik et al., 2019, p. 201; Kelley et al., 2013; Laubscher & Rösch, 2009; Schiefer et al., 2017; Srour & Nourissat, 2021; Tasto & Elias, 2007).

À noter que certains auteurs considèrent que la capsulite rétractile conséquente du diabète devrait être une catégorie à part entière (Robinson et al., 2012). En effet, lorsque l’on se penche sur les troubles liés à l’hyperglycémie, des études ont pu montrer l’impact de cette dernière sur les modifications collagéniques ainsi que sur le turn over de la matrice extra cellulaire (Kraal et al., 2020). D’ailleurs, une étude récente s’étant intéréssée au génome des patients atteints de capsulites avec et sans diabète a pu montrer qu’il pourrait exister une différence fondamentale dans la physiopathologie de la capsulite chez les patients atteints de diabète en référence aux patients non diabétiques (Gordon et al., 2022). Ceci se corrèlerait avec une méta-analyse de 2016 qui a révélé que les patients diabétiques étaient 5 fois plus susceptibles que le groupe témoin de souffrir de capsulite rétractile (Hani Zreik et al., 2019).

Ce système de classification de la capsulite rétractile provoque encore des débats dans la littérature. Lors de l’enquête de consensus de l’American Shoulder and Elbow Surgeons (ASES), 85% des répondants étaient d’accord pour dire que la « capsulite rétractile » devait inclure à la fois des types « primaires » et des types « secondaires ». En revanche seulement 66% ont convenu de la sous-division proposée en « intrinsèque » ; « extrinsèque » ; « systémique » (Zuckerman & Rokito, 2011).

De manière générale, une mauvaise compréhension de la définition d’une pathologie peut conduire à une prise en charge mal-adaptée des patients et entraver les efforts de recherche. De même que pour l'étude de la littérature, si la nomenclature ou la définition est incohérente d'une étude à l'autre de la pathologie, comment tirer des conclusions cliniques ?

6 - Prévalence

Le taux de prévalence de la capsulite rétractile idiopathique serait de 2% à 5% et il survient plus fréquemment chez les femmes (Srour & Nourissat, 2021) de 40 à 60 ans (D’Orsi et al., 2012), le pic d'incidence se situant, en moyenne, entre 51 et 55 ans (Kelley et al., 2013, p. 201). Chez les patients diabétiques, la prévalence pourrait atteindre les 13,4% de prévalence ce qui représenterait jusqu’à 5 fois plus de risques de développer une capsulite. D’ailleurs, dans 30% des patients atteints de capsulites, il y aurait un antécédent diabétique (Hani Zreik et al., 2019).

Dans la plupart des cas, cette affection est unilatérale du côté non dominant (Kingston et al., 2018). Il arrive que dans certains cas, l’affection soit bilatérale (20 à 30% des cas) mais il est rare qu’elle se manifeste des 2 côtés simultanément (Manske & Prohaska, 2010).

2 - Diagnostic - Bilan clinique

a - Objectif de l'examen clinique

Lors de l’examen clinique, le thérapeute aura pour objectif de déterminer (Lewis, 2015) :

  • Si la douleur n’est pas référée ou en relation avec d’autres causes (cervicales, thoraciques, vasculaires, neurologiques)
  • S’il n’y a pas d’instabilité
  • S’il ne s’agit pas d’une épaule raide (ce qui inclut la capsulite rétractile)
  • Si la douleur provient des tissus mous
  • Ou bien une combinaison de tout cela

Le thérapeute devra également exclure les pathologies graves, considérer les mécanismes de production de la douleur tout en intégrant le modèle biopsychosocial.

Le diagnostic de douleur à l'épaule et de déficit de mobilité associés à une capsulite rétractile primaire ou secondaire est déterminé à partir de l'anamnèse et de l'examen physique (Kelley et al., 2013). Il est important de noter toutefois qu’actuellement il n’existe aucun gold standard permettant le diagnostic d’une capsulite rétractile en phase précoce (Walmsley et al., 2014).

b - Anamnèse

Quels sont les éléments lors de l’anamnèse qui nous feront suspecter une capsulite rétractile ?

  • Généralement, ce sont des femmes de 40 à 65 ans (Kelley et al., 2013).
  • Le patient ne parvient pas toujours à expliquer le début. Dans le cas de la capsulite primaire, il n’indique pas avoir subi de traumatisme et les radiographies présentes vont dans le même sens (Srour & Nourissat, 2021).
  • La douleur peut être mal localisée et décrite comme une douleur profonde, ou se présente parfois comme une douleur référée à l'insertion distale du deltoïde, irradiant vers la zone du biceps (Ramirez, 2019). Selon une étude récente, il semble que la zone la plus fréquemment douloureuse dans les capsulites soit la zone antérolatérale de l’épaule (Balasch-Bernat et al., 2021)  
  • Cette douleur est augmentée de façon notable lors des mouvements rapides et non préparés. De plus, elle est croissante et devient progressivement nocturne surtout au début des symptômes. Cette douleur nocturne empêche le patient de dormir sur l’épaule, perturbant ainsi le sommeil (Date & Rahman, 2020; Kelley et al., 2013). À noter que cette perturbation du sommeil pourrait entrainer un état psychologique défavorable à une bonne récupération (Mulligan et al., 2015).
  • Le patient décrit des restrictions aux mouvements d’élévation antérieure, latérale, et main dans le dos (Srour & Nourissat, 2021).
  • L’atteinte se présente souvent unilatéralement et touche le membre non dominant bien que l’épaule dominante soit affectée dans 30 % des cas (Fields et al., 2019). À noter toutefois que dans 40 à 50% des cas l’atteinte existe bilatéralement, mais rarement de manière simultanée (Manske & Prohaska, 2010).

Les symptômes tels que la fièvre, les sueurs nocturnes, les malaises ou une perte de poids inexpliquée constituent des drapeaux rouges et doivent inciter le thérapeute à envisager un autre diagnostic.

c - Évaluation clinique

Dès le début de l’examen clinique, il est possible de suspecter une capsulite lorsque le patient se dévêtit. En effet, on peut observer des cicatrices indiquant un traumatisme et/ou une chirurgie (capsulite secondaire d’origine intrinsèque/extrinsèque) ou lorsque le patient présente une atrophie marquée de l’épaule pouvant être signe d’une diminution de la mobilité active (Sumarwoto et al., 2021). Ou tout simplement observer les déficits d’amplitudes lorsque le patient ne parvient pas à effectuer les mouvements nécessaires pour se dévêtir.

1 - Mobilité

L’évaluation des amplitudes est cruciale dans l’examen des capsulites (Sumarwoto et al., 2021). En effet, cette entité peut être suspectée lorsqu’un déficit global des amplitudes des mouvements existe (Kelley et al., 2013). Selon le patient, le déficit perdure depuis au moins 1 mois et il pourrait atteindre une phase de plateau ou aurait tendance à s’aggraver (Binder et al., 1984; Kelley et al., 2013; Robinson et al., 2012).

Concrètement, toutes les amplitudes (flexion, extension, rotations, abduction, adduction, etc…) devraient être évaluées en actif et en passif. Afin d’évaluer la mobilité active, il peut être demandé au patient de réaliser une élévation active de manière bilatérale, de porter ses deux mains derrière la nuque, de placer ses mains dans le dos voire même d’approcher le plus possible la main de l’épaule opposée (Srour & Nourissat, 2021). Il est à noter que ces amplitudes fonctionnelles seraient généralement plus diminuées en raison de la douleur et / ou de la raideur (Kelley et al., 2013).

Concernant la mobilité passive, le thérapeute peut utiliser un goniomètre ou un inclinomètre (De Baets, Matheve, Dierickx, et al., 2020). Certains auteurs considèrent qu’il est plus adapté d’évaluer la rotation interne, externe, l’abduction et l’élévation en décubitus dorsal compte tenu du biais que peuvent apporter les mouvements de la scapulo-thoracique (Sumarwoto et al., 2021) bien que d’autres auteurs proposent une évaluation assis sur un tabouret avec le thérapeute fixant la scapula au thorax et réalisant doucement (pour éviter les contractions musculaires involontaires) les différents mouvements de l’articulation gléno-humérale. À noter que le mouvement peut être effectué jusqu’à ce que la douleur arrête le mouvement ou jusqu’à ce que l’amplitude maximale soit atteinte.

Ainsi, pour Codman, une capsulite pourrait être suspectée lorsque un patient présente une diminution de la rotation externe avec une radiographie normale (Marc et al., 2016). Cependant, les nouvelles études montrent qu’une perte d’amplitude supérieure à 25% dans au moins 2 plans et une perte de rotation externe passive supérieure à 50% par rapport à l’épaule controlatérale ou une RE passive inférieure à 30 ° (coude au corps) ont été utilisées pour définir la capsulite rétractile (Kelley et al., 2013). Il est à noter que lorsque les douleurs sont récentes et que les amplitudes ne sont pas trop limitées, la restriction de rotation latérale coude au corps (ou en position RE1) supérieure à 50% en référence au côté sain représente un signe propre à la capsulite (D’Orsi et al., 2012; Lewis, 2015; Mitsch et al., 2004) qui serait d’ailleurs le plus reconnu par les praticiens (Hanchard et al., 2011). De même, une diminution de la rotation latérale peut être observée lorsque l’abduction du bras augmente (Srour & Nourissat, 2021).

Il est à noter que selon certains auteurs (Donatelli et al., 2014), la rotation externe devrait être testée avec différents degrés d’abduction. En effet, si la rotation externe est plus limitée à 45°, cela pourrait être corrélé à une restriction principalement liée au muscle subscapulaire ou au ligament gléno-huméral tandis qu’à 90°, la limitation proviendrait principalement de la capsule antérieure ainsi que du complexe capsulo-ligamentaire inférieur.

Finalement, il semble intéressant de noter que toutes les fins d’amplitudes sont douloureuses contrairement à d’autres pathologies (Srour & Nourissat, 2021).

À noter que le modèle capsulaire décrit par Cyriax en 1970 stipulant que la perte de mouvement de rotation externe est proportionnelle à la perte d'abduction, qui est plus limitée que la rotation interne, n'est pas systématiquement retrouvé (Kelley et al., 2013).

Finalement, l’évaluation de la posture du patient dans le plan sagittal peut être réalisé puisque si cette posture n’est pas impliquée directement dans le développement de la capsulite, elle pourrait être impliquée dans la perte d’amplitude lorsque le patient présente une attitude cyphotique (Donatelli et al., 2014).

2 - Tests spécifiques

S’il ne s’agit pas d’un test spécifique, il est à noter qu’à la palpation, une sensibilité est fréquemment retrouvée au niveau de l’insertion du deltoïde (Sumarwoto et al., 2021).

Concernant les tests spécifiques, plusieurs tests ont pu être décrits afin d’identifier une capsulite :

  • Le Shrug test : Patient assis, on demande à ce dernier de réaliser une double flexion des coudes à 90°. Ensuite, il réalise une abduction bilatérale des épaules jusqu’à 90° tout en gardant les coudes fléchis. Le test est considèré comme positif si le patient réalise une élévation de l’épaule (un shrug) afin d’atteindre les 90° d’abduction. Ce test aurait une sensibilité́ de 95% et une spécificité́ de 50%  (Jia et al., 2008)
  • Le test palpatoire (ou signe du processus coracoïde) : Patient assis, le thérapeute réalise une palpation de l’acromio claviculaire, de la région antérolatérale de l’acromion et du processus coracoïde. Dans le cas d’une douleur, le thérapeute retient la douleur enregistrée par le patient sur chaque point de palpation. Le test est considéré́ comme positif lorsque la douleur ressentie au niveau du processus coracoïde est supérieure de 3 points aux douleurs ressenties sur l’acromio claviculaire et la face antérolatérale de l’acromion (Carbone et al., 2010). Ce test aurait selon ces mêmes auteurs une sensibilité́ de 96% avec une spécificité́ de 87% ce qui en ferait selon eux un signe pathognomique (Carbone et al., 2010) même s’il serait important que d’autres études confirment ces propriétés clinimétriques.

d - Examens complémentaires :

Les résultats des tests de laboratoires sont généralement normaux mais peuvent être utiles pour identifier les conditions sous-jacentes, comme le diabète ou une maladie thyroïdienne (Date & Rahman, 2020)

Les radiographies simples de l'épaule sont généralement normales, mais peuvent aider à diagnostiquer ou à exclure d'autres conditions, telles que la tendinopathie calcifiante de la coiffe des rotateurs, l'arthrite gléno-humérale, l'arthrite acromio-claviculaire, l’ostéoporose ou même une luxation de l'épaule (Gordon et al., 2016, p. 201; Sumarwoto et al., 2021). Elle permet également de mesurer l’ascension de la tête humérale en faveur d’une rupture de coiffe comme cause alternative de la douleur de l'épaule du patient (Buchard et al., 2017; Fields et al., 2019).

Concernant l’imagerie par résonance magnétique, cette dernière pourrait être proposée aux patients présentant peu de symptômes cliniques qui pourraient avoir été mal diagnostiqués (bursite, coiffe des rotateurs, etc…) (Sumarwoto et al., 2021). À l’IRM, la capsulite ne se caractériserait que par un aspect œdémateux de l’articulation ainsi que par l’épaississement du récessus axillaire (Gokalp et al., 2011; Zhao et al., 2012). À noter qu’il n’y aurait pas de consensus quant à l’usage de l’IRM (Harris et al., 2013).

L’échographie pourrait quant à elle présenter de nombreux bénéfices (Sumarwoto et al., 2021). En effet, en plus de ces avantages habituels (faible cout, rapide à réaliser, etc…) elle permettrait au médecin de comparer les résultats de l’échographie aux résultats cliniques. Par exemple, une augmentation de l’afflux sanguin et une diminution de l’espace de l’intervalle des rotateurs sont des signes courants lors de l’évaluation d’une capsulite (Sumarwoto et al., 2021). De même, un épaississement du ligament coraco huméral, caractéristique de la capsulite peut être rencontré.

Pour finir certains signes peuvent être associés à une phase d’évolution de la capsulite. Par exemple, l’existence d’une zone hypoéchoique au niveau de l’intervalle des rotateurs couplé avec l’augmentation de la vascularisation pourrait être associé à un diagnostic précoce de capsulite (Harris et al., 2013; Walmsley et al., 2013). Un second exemple est celui avancé précédemment ou Fields et ses collaborateurs ont pu montrer une corrélation entre les observations échographiques et les différentes phases de la capsulite (Fields et al., 2019).

e - Diagnostic différentiel :

Après avoir abordé l’examen clinique de la capsulite « pure », il est important de remarquer qu’une épaule douloureuse avec une amplitude réduite est un phénomène fréquent et pas spécifique à la capsulite. Ainsi, il est essentiel de pouvoir éliminer les autres pathologies via l’examen clinique et les examens complémentaires (Sumarwoto et al., 2021).

Dans la recherche d’autres pathologies, une douleur au niveau de l’avant-bras et/ou de la main pourrait faire penser à d’autres pathologies pouvant être d’origine cervicale tandis qu’une amélioration de la rotation externe lors de l’abduction du bras élimine les probabilités qu’il s’agisse d’une capsulite (Srour & Nourissat, 2021). De même, l’apparition de douleur lors de la réalisation d’activités dites en « overhead » ne serait pas lié à une capsulite rétractile (Sumarwoto et al., 2021).

Afin de poursuivre la démarche, il est possible de s’appuyer sur les dernières synthèses proposées par Srour et Nourissat (Srour & Nourissat, 2021). Selon ces derniers, il est important d’exclure dans un premier temps les red flags. À ce sujet, Mitchells et ses collaborateurs (Mitchell et al., 2005) ont pu lister quelques drapeaux rouge en lien avec l’épaule :

  • Tumeur : antécédent de cancer, symptômes de cancer (perte de poids, douleur non liée à un stress mécanique, asthénie).
  • Infection : rougeur de la peau, fièvre.
  • Fracture : traumatisme important, douleur aigue invalidante, perte de mobilité, difformité ou perte du contour classique de l’os.
  • Lésion neurologique : déficit moteur et/ou sensoriel inexpliqué.
  • Pathologie viscérale : douleur non reproduite par la mise en charge de l’épaule, douleur et/ou symptômes accentués par l’exercice et/ou la respiration, douleur associée à des symptômes gastro-intestinaux.

Ainsi, selon McClure et Michener (McClure & Michener, 2015), il est possible d’établir quelques caractéristiques fréquemment rencontrées en fonction des pathologies qui permettront de mettre la puce à l’oreille du thérapeute :

  • Syndrome sous acromial : il se caractérise par un arc douloureux, une faiblesse musculaire (voire une atrophie), une douleur lors de la contraction isométrique et des tests d’impingement (Neer, Hawkins, Jobe’s) généralement positifs. À l’inverse, on ne retrouve généralement pas de signe d’instabilité ou une perte significative d’amplitude.
  • Instabilité : âge inférieur à 40 ans, histoire de luxation ou subluxation, tests d’appréhension et de réduction positifs, laxité généralisée. À l’inverse, en l’absence d’histoire de luxation et l’absence de positivité aux tests d’appréhension, une instabilité peut être écartée.
  • Capsulite : elle se caractérise comme dit précédemment par une douleur progressive, une perte d’amplitudes dans différents plans et notamment en rotation externe coude au corps ainsi que par de la douleur en fin d’amplitude. À l’inverse, l’absence de réduction des amplitudes ainsi qu’un âge inférieur à 40 ans diminue le risque d’être confronté à une capsulite.
  • Autres pathologies possibles : douleur post-opératoire, arthrite et/ou arthrose glénohumérale, fractures ou lésions de l’articulation acromio-claviculaire, syndrome neurogène périphérique ou douleurs myofasciales.

En revenant sur la démarche proposée par Srour & Nourissat, l’implication du rachis cervical ou de l’articulation acromio-claviculaire devrait être évaluée. Puis, une capsulite pourra être soupçonnée si l’on retrouve une diminution des mobilités et particulièrement en rotation externe coude au corps, si la douleur est présente dans toutes les fins d’amplitudes et si le test du processus coracoïde est positif.

f - Évaluation de suivi

Une fois la capsulite rétractile diagnostiquée, il sera important de détecter les différents facteurs de risques pouvant influencer négativement l’évolution du patient lors de sa rééducation :

  • Les drapeaux jaunes (facteurs de risque individuels, psychologiques, cognitifs, comportementaux),
  • Les drapeaux bleus (facteurs de risque liés à l’activité professionnelle et à sa perception sur la santé)
  • Les drapeaux noirs (facteurs de risque liés au contexte et aux obstacles (législatif, assurance…).

--> Plus le patient présente des drapeaux jaunes, bleus, noirs, plus l’évolution risque d’être difficile.

Rappelons tout de même que les drapeaux rouges et les drapeaux oranges constituent des critères d’exclusion.


Pour évaluer ces éléments, le thérapeute peut utiliser toute une série de questions clés :

  • Qu’est-ce qui selon vous a causé le problème ?
  • Que pensez-vous qu’il va vous arriver maintenant ?
  • Comment faites-vous face à votre problème ?
  • Quand pensez-vous reprendre le travail ?
  • Qu’est-ce qui pourrait être fait au travail pour améliorer la situation ?

Une fois ces drapeaux investigués, différents éléments de suivi sont importants à prendre en compte pour guider la rééducation et évaluer les effets des interventions thérapeutiques. Les lignes directrices cliniques recommandent l'utilisation de mesures objectives des déficits physiques combinées avec des scores d’auto-évaluation fonctionnels validés (Kelley et al., 2013) :

  • Les mesures de l’amplitude active et passive sont donc généralement combinées avec les résultats de la raideur de l’épaule perçue par le patient, l’intensité de la douleur et de la fonction de l’épaule  auto-déclarée (De Baets, Matheve, Dierickx, et al., 2020) : il peut être intéressant de connaître la perception du patient concernant la raideur de son épaule lors du mouvement (De Baets, Matheve, Dierickx, et al., 2020).
  • Le thérapeute peut utiliser une échelle de notation numérique à 11 points avec 0 = aucune sensation de raideur d'épaule et 10 = sensation de raideur d'épaule la plus élevée imaginable. Il peut être intéressant de demander au patient de noter sa perception de raideur de l’épaule moyenne au cours de la dernière semaine.
  • L’intensité de la douleur sera également un point essentiel du suivi du patient tout au long de la rééducation. Le thérapeute pourra utiliser l’échelle visuelle analogique (EVA) pour connaître l’intensité de la douleur moyenne du patient liée à l’épaule au cours de la dernière semaine, au repos, la nuit et lors d'activités de la vie quotidienne (De Baets, Matheve, Dierickx, et al., 2020).

Concernant les scores fonctionnels, les dernières recommandations (Kelley et al., 2013) indiquent avec un fort niveau de preuves, que les cliniciens devraient utiliser des scores validés tels que :  

  • Le DASH : questionnaire subjectif composé de 30 questions, le score va de 0 à 100 où 0 indique l'absence de douleurs et de difficultés. Disponible en français, le score clinique minimal et significatif serait compris entre 6 et 12 points (10 en moyennes). Conseillé par la HAS, il évalue la qualité de vie. On notera qu'il existe une version raccourcie, le quick DASH, qui présenterait des valeurs significatives et pourrait être plus utile dans la pratique quotidienne (Cordesse, 2014; Kelley et al., 2013) (6,7,15).
  • Le SPADI : ce score est composé de 13 items. Il s’agit d’un auto-questionnaire contenant deux domaines : 5 questions sur la douleur et 8 questions sur les incapacités liées. Le score total est de 100 et ce dernier est proportionnel à la douleur et aux difficultés rencontrées par le patient. La différence clinique minimale pour être significative est de 8 à 13 points selon les références (Breckenridge & McAuley, 2011; Kelley et al., 2013).
  • L’ASES : Encore une fois, il s’agit d’une auto-évaluation du patient allant de 0 à 100. Cette fois ci, le score est proportionnel à la fonctionnalité́ de l’épaule. 50 points sont attribués à la douleur et 50 points à la fonctionnalité́. La différence clinique minimale et significative serait de 9 points (Kelley et al., 2013).

L’utilisation de ces scores permet, s’ils sont réalisés avant et après les séances de kinésithérapie, de suivre l’évolution des limitations fonctionnelles du patient. Également les thérapeutes pourraient utiliser des scores permettant de compléter l’évaluation « psychologique » du patient et d’identifier éventuellement d’autres drapeaux jaunes. En effet, comme abordé précédemment, certains facteurs pourraient influencer négativement la douleur et le handicap perçus (De Baets, Matheve, Traxler, et al., 2020). C’est le cas par exemple :

  • Du catastrophisme qui pourrait être évalué par le score PCS (Pain Catasrophizing Scale)
  • De la kinésiophobie qui pourrait être évaluée par le score TSK (Tampa Scale of Kinesiophobia) (Tkachuk & Harris, 2012; Wheeler et al., 2019).

Une revue systématique de 2018 soulignait que des niveaux plus élevés de catastrophisme et de kinésiophobie sont associés de manière significative à une plus grande intensité de la douleur et du handicap chez les patients souffrant de l'épaule (Martinez-Calderon et al., 2018).

De manière générale, le tableau suivant reprend les différents questionnaires pouvant être utilisés dans l’évaluation de l’épaule de votre patient avec pour chaque questionnaire les facteurs mesurés.

g- Notion d'irritabilité :

Toute l’anamnèse, le bilan clinique et les scores vont permettre ensuite de définir le niveau d’irritabilité du patient afin d’orienter et de guider le traitement tout au long de la rééducation (Kelley et al., 2013; Vaillant, 2013).

Notion introduite dès les années 2000 par Maitland et d’autres thérapeutes (Kareha et al., 2021), elle désigne la capacité des tissus à tolérer le stress physique, (Mueller & Maluf, 2002) et s’appuie notamment sur l’absence de corrélation entre le diagnostic patho-anatomique et les symptômes, handicaps et limitations perçus par le patient (Kareha et al., 2021). De plus, l’irritabilité serait vraisemblablement liée à l'état physique et à l'étendue de l'activité inflammatoire présente (Kelley et al., 2013).

Afin d’optimiser l’utilisation de cette notion d’irritabilité, le « Staged Algorithm for Rehabilitation: Shoulder Disorders » aussi appelé « STAR-Shoulder » a pu être développé dans les années 2015 (McClure & Michener, 2015). Ce dernier repose sur le principe qu’un diagnostic kinésithérapique doit être basé sur la notion d’irritabilité du tissu ainsi que sur les déficiences physiques afin de compléter la classification patho anatomique. De plus, le sujet est dans la continuité avec les dernières guidelines réalisées sur le sujet (Kelley et al., 2013).

À l’usage, ce « Star-Shoulder » se caractérise par la classification des patients en trois niveaux d’irritabilité : l’irritabilité élevée, l’irritabilité moyenne et l’irritabilité basse qui répondent à des « critères précis » et qui devront être pris en charge de manière différenciée (McClure & Michener, 2015).

Ainsi, lors de chaque début de séance, le thérapeute peut poser certaines questions clés permettant de déterminer le grade d'irritabilité dans lequel se trouve le patient :

  • Quel est le niveau de douleur ? (EVA)
  • Comment est la douleur au repos et la nuit ?
  • Quelles sont les répercussions fonctionnelles
  • Est-ce que la douleur apparaît avant la fin du mouvement ou pas ?

Grâce à ces questions, le thérapeute pourra définir à quel type d’irritabilité il est confronté :

  • Le patient présentant une irritabilité élevée, est plus susceptible de rapporter une douleur constante la nuit ou au repos. Le handicap sera élevé avec des gestes rapidement limités comme lors de l’élévation du bras qui sera souvent incomplète. De même, les amplitudes de mouvements seront fréquemment plus limitées en actif qu’en passif.
  • Le patient présentant une irritabilité modérée présente quant à lui une douleur souvent intermittente : parfois il arrive à dormir sur son épaule, parfois ça le réveille :  il n’est pas constamment ennuyé par la douleur. Si la douleur le limite, il arrive globalement à effectuer le mouvement dans son entièreté.
  • Le patient dans une phase d’irritabilité faible présente généralement une douleur très faible voire absente. Il est possible d’aller plus loin dans le mouvement voire même de rajouter une légère surpression en fin d’amplitude.

La question de l’irritabilité du patient est quelque chose qui est utilisé pour la capsulite mais aussi pour d’autres pathologies de l’épaule et du corps (Kareha et al., 2021). Il est donc important d’évaluer séance après séance le niveau d'irritabilité du patient pour adapter le traitement (Kelley et al., 2013).

Concernant la clinimétrie de cette classification, des études ont pu montrer qu’elle possèderait une bonne fiabilité inter-opérateur bien que de futures études soient nécessaires à sa validation définitive (Kareha et al., 2021)

Dans la continuité de cette notion d’irritabilité, il sera important de déterminer à quel moment un patient passe d’une phase d’irritabilité à l’autre ? Afin de répondre à cette question, il est possible de déterminer certains éléments sur lesquels se baser. Ceci est d’autant plus important que ce changement dans le niveau d’irritabilité déterminera les adaptations à réaliser dans le traitement.

Parmi les éléments démontrant une diminution de l’irritabilité, on retrouve :

  • Une amélioration du sommeil et de la douleur la nuit. C’est le cas par exemple d’un patient, anciennement en phase de haute irritabilité, témoignant qu’il arrive depuis peu à dormir petit à petit sur son épaule.
  • Un changement de sensation dans la limitation du mouvement. C’est le cas par exemple d’un patient qui, anciennement en phase de haute irritabilité, ressentait une douleur aigue, une sensation de brulure et de lourdeur de l’épaule lorsqu’il bougeait l’épaule alors qu’il ressent depuis une diminution de ces symptômes et que le blocage se fait ressentir sans trop de douleur.

Il est à noter que bien souvent, après la première séance de kinésithérapie, les patients ressentent une amélioration tandis que durant les séances suivantes, ils peuvent avoir l’impression que ça n’évolue plus. Cela est lié à une évolution présentant des phases de plateau, avec des améliorations par paliers (Binder et al., 1984). Il faut bien évidemment les prévenir qu’il est normal que cela prenne du temps.
Finalement, il peut être important de garder en tête que la sensibilisation centrale (SC), définie comme une "amplification de la signalisation neuronale au sein du système nerveux central (SNC) provoquant une hypersensibilité à la douleur" (Woolf, 2011), peut jouer un rôle dans l'apparition de la douleur chez le patient souffrant d’une capsulite rétractile. D’ailleurs, le modèle d’irritabilité pourrait ne pas être adapté aux patients présentant une sensibilisation centrale (McClure & Michener, 2015).

Le thérapeute soupçonnant une douleur d’origine centrale adaptera son traitement pour réduire l’irritabilité du patient et la peur du mouvement (Sawyer et al., 2018). L’éducation aux neurosciences de la douleur peut être une approche intéressante chez ces patients. Le thérapeute peut par exemple inviter le patient à consulter le site “retrain pain” qui permet d’expliquer de manière simplifiée les différents mécanismes de la douleur.


Vidéo résumé du diagnostic de la capsulite rétractile


3 - Traitement - Prise en charge

À noter : Retrouvez des exemples de prises en charge en vidéos en fonction de l'irritabilité du patient en bas de cette page

a - Pronostic

De manière générale, il ne faut pas s’attendre à avoir des changements chez le patient toutes les 2 semaines, c’est une pathologie qui prend du temps (Reeves et al. 1975). En effet, bien que la capsulite rétractile se présente généralement comme une pathologie résolutive (Hubbard et al. 2018 ; Xia et al. 2017), celle-ci peut parfois durer jusqu’à 2 ou 3 ans voire même ne jamais disparaître complètement (Zuckerman et al. 2011) avec des amplitudes limitées ainsi que de la douleur à long terme (Le et al., 2017; Lewis, 2015; Manske & Prohaska, 2010; Wong et al., 2017). Parmi les facteurs de « mauvais » pronostic, on retrouve : le diabète, le sexe masculin ou l'atteinte bilatérale. En revanche, la durée des symptômes lors de la première visite ne semble pas en lien avec un mauvais pronostic (D. H. Kim et al., 2020). En s’attardant sur le diabète, il est intéressant de noter que des études préliminaires ont pu montrer que le pronostic pourrait être moins bon pour les personnes présentant du diabète (Dyer et al., 2021) ce qui se corrèlerait à des études antérieures ayant pu montrer le besoin fréquent de recourir à d’autres types de traitements (arthroscopies, etc…) suite à un traitement conservateur non concluant chez le patient diabétique (D. H. Kim et al., 2020; Rill et al., 2011). Cependant, ces cas seraient les moins fréquents puisque le traitement conservateur serait efficace dans 90% des cas (Pandey & Madi, 2021)

b - Recommandations générales de prise en charge

Si la capsulite rétractile est une pathologie étudiée, il est toujours curieux de découvrir dans la littérature tant d’hypothèses et de contradictions concernant le traitement de cette pathologie. D’autant plus qu’il s’agit d’une pathologie fréquente, handicapante provoquant un important absentéisme au travail.

Dans les faits, les preuves empiriques suggèrent que certaines techniques et modalités de physiothérapie sont fortement recommandées pour le soulagement de la douleur, l'amélioration des amplitudes de mouvement et l'état fonctionnel chez les patients atteints de capsulite rétractile, tandis que d'autres sont modérément ou légèrement recommandées (Nakandala et al., 2021).

Ainsi, il est communément admis que la prise en charge non chirurgicale, ou conservatrice, devrait être choix de traitement le plus indiqué : la plupart des patients s'améliorent généralement en 6 à 18 mois (Georgiannos et al., 2017). En l’absence de consensus sur la meilleure intervention thérapeutique conservatrice, il est préférable de combiner différentes modalités de traitements (Page, Green, Kramer, Johnston, McBain, Chau, et al., 2014; Pandey & Madi, 2021) afin de s’adapter au patient (Le et al., 2017).

Parmi les traitements conservateurs les plus recommandés, on retrouve la kinésithérapie à travers divers traitements actifs et passifs (Cho et al., 2019; Georgiannos et al., 2017; Kelley et al., 2013; Pandey & Madi, 2021; Rangan et al., 2015, 2016; Vaishya et al., 2016; Yip et al., 2018), les médicaments oraux de type anti-inflammatoires (Cho et al., 2019; Georgiannos et al., 2017; Pandey & Madi, 2021; Rangan et al., 2015, 2016; Vaishya et al., 2016; Yip et al., 2018) ou les infiltrations (Cho et al., 2019; Georgiannos et al., 2017; Kelley et al., 2013; Pandey & Madi, 2021; Rangan et al., 2015, 2015; Vaishya et al., 2016; Yip et al., 2018).

c - Traitements médicaux

Concernant le traitement médical, de nombreux traitements ont pu être proposé telles que la prise d’anti-inflammatoires, l’injection de corticoïdes, les manipulations sous anesthésies, les arthrolyses, etc....

1 - Médicaments oraux

La prise d’anti-inflammatoire est fréquemment prescrite dans les premiers temps de la capsulite afin d’obtenir une diminution de la douleur à court terme (D’Orsi et al., 2012; Sumarwoto et al., 2021; Vaishya et al., 2016) en s’intéressant à la synovite (Le et al., 2017). Cette prise pourrait être envisagée durant 2-3 semaines avec pour objectif de permettre au patient de réaliser ses activités quotidiennes et sa kinésithérapie avec plus de facilité (Pandey & Madi, 2021) bien que ces médicaments n’aient pas d’impact sur l’évolution naturelle de la capsulite (Cho et al., 2019).

La prise de corticostéroïde pourrait présenter des effets sur la douleur (et notamment les douleurs nocturnes) ainsi que sur l’amplitude articulaire à court terme (Sumarwoto et al., 2021; Yip et al., 2018) dans les phases de « freezing » ou de « frozen » où de l’inflammation persiste (Pandey & Madi, 2021). Les stéroïdes oraux pourraient présenter des effets positifs sur la douleur et l’amplitude articulaire à court terme malgré le risque d’effets secondaires (Pandey & Madi, 2021).

Bien entendu, ces traitements doivent être réalisés conjointement à un traitement kinésithérapeutique de type « thérapie manuelle » (Page, Green, Kramer, Johnston, McBain, Chau, et al., 2014)

2 - Acupuncture au venin d’abeille

Décrite comme une thérapie de grade A dans la rééducation de la capsulite (Nakandala et al., 2021), l’acupuncture au venin d’abeille pourrait présenter des effets intéressants. En effet, selon Koh et ses collaborateurs, l’acupuncture au venin d’abeille (AVA) associé à un traitement de kinésithérapie sur une période de suivi de 12 semaines présenterait des effets supérieurs en comparaison à un groupe ayant simplement suivi un traitement de kinésithérapie (composé de TENS, thermothérapie et thérapie manuelle) (Koh et al., 2013). L’efficacité rapportée sur la réduction de la douleur et l’amélioration de la fonction a été ré-évaluée rétrospectivement 1 an plus tard par Park et son équipe. Les auteurs ont constaté que les effets restaient cliniquement efficaces 1 an après le traitement et pouvaient contribuer à améliorer la qualité de vie à long terme des patients atteints de capsulite rétractile (Park et al., 2014).

Si cette technique pourrait être intéressante, il n’existe cependant que peu d’évidence scientifique concernant l’usage de cette technique dans une pratique quotidienne pour des capsulites primaires (Rangan et al., 2016). De plus, si elle est souvent décrite dans les soins de « physiothérapie », il reste essentiel de rappeler que l’injection de produits au travers de la barrière cutanée ne fait pas partie du champ de compétence du kinésithérapeute. Ainsi, à l’inverse de la poncture sèche (ou « Dry Needling »), cette acupuncture au venin d’abeille ne serait donc pas du ressort des kinésithérapeutes.

3 - Infiltration

L’injection intra-articulaire de corticostéroïdes par moyen d’une infiltration permettrait une amélioration rapide de la douleur et des amplitudes articulaires à court (Srour & Nourissat, 2021) et moyen terme (Pandey & Madi, 2021) en supprimant la réponse inflammatoire, et donc, par extension, en limitant la différenciation des fibroblastes en myofibroblastes (Hettrich et al., 2016).

En termes d’efficacité, la combinaison d’infiltrations avec des exercices de mobilité et d’étirement serait plus efficace à court terme que des exercices réalisés de manière isolée (Kelley et al., 2013). De plus, certains auteurs montrent que les injections seraient plus efficaces que les corticostéroïdes oraux (Le et al., 2017; Lorbach et al., 2010), tandis que d’autres considèrent que ces injections permettraient de ralentir voire même de stopper la progression de cette pathologie (Hettrich et al., 2016). À long terme, il n’y aurait pas de différences d’efficacité avec un traitement kinésithérapique, des corticostéroïdes oraux et/ou des anti-inflammatoires (Yip et al., 2018) même si certains auteurs considèrent que l’infiltration serait probablement l’un des meilleurs traitements actuels de la capsulite (Challoumas et al., 2020).

Concrètement, la technique consiste en l’injection de Triamcinolone ou de Methylprednisolone au niveau de l’épaule (en intra articulaire ou dans l’intervalle des rotateurs ou dans l’espace sub-acromial) en notant qu’aucun des sites d’injections ne semble supérieur à un autre. En revanche, il semble que le triamcinolone présente des effets parfois supérieurs à ceux de la methylprednisolone et que l’infiltration devrait être réalisée en une fois (Pandey & Madi, 2021). Ces infiltrations pourraient être associées à des manipulations comme le montrent certains auteurs (Y. Zhang et al., 2022). De plus, une faible dose de corticostéroïdes avec un programme d’auto-rééducation serait plus efficace qu’une grande dose de corticostéroïdes sans programme d’auto rééducation (Minns Lowe et al., 2019). Il est également intéressant de noter qu’au plus l'injection de corticostéroïdes est administrée précocément dans le processus de la pathologie, plus l'effet sur les symptômes cliniques est important. Les corticostéroïdes peuvent supprimer la réponse inflammatoire, mais ils ne peuvent pas inverser les changements fibrotiques plus tard dans la cascade. Lorsqu'ils sont administrés ultérieurement au stade de raideur, l'effet des corticostéroïdes est généralement plus temporaire (Ahn et al., 2018).

À noter que cette technique devrait être évitée pour les personnes présentant un diabète non contrôlé. De même, quelques effets secondaires mineurs peuvent apparaitre tels que : des bouffées vasomotrices, des douleurs à la poitrine ou à l'épaule, des étourdissements ou des nausées (Pandey & Madi, 2021).

Finalement, si nous avons principalement abordé les infiltrations de corticostéroïdes, il semble important de souligner que de nouvelles revues systématiques montrent l’efficacité de l’infiltration d’acide hyaluronique dans la capsulite sur l’amélioration de la douleur et des amplitudes articulaires (Mao et al., 2022).

4 - Arthrodilatation (ou Hydrodilatation)

Technique utilisée depuis les années 60 pour traiter la capsulite (Cho et al., 2019), elle est souvent associée aux infiltrations, l’efficacité de cette technique a longtemps été questionnée (D’Orsi et al., 2012; Yip et al., 2018) bien que de récentes études semblent montrer l’efficacité de l’hydrodilatation combinée à l’infiltration en comparaison à une infiltration réalisée seule (Challoumas et al., 2020; Lädermann et al., 2021).

En pratique, la technique consiste en l’injection d’air ou de liquide dans la capsule afin d’étirer cette dernière et de permettre une augmentation du volume capsulaire. Cette technique est réalisée sous fluoroscopie (Le et al., 2017). En revanche, il n’a pas pu être établi si la rupture de la capsule doit être atteinte ou si seule la distension de cette dernière est nécessaire (Cho et al., 2019)

5 - Manipulation sous anesthésie

Cette technique, consistant en la manipulation du complexe capsulo-ligamentaire l’épaule du patient lorsque ce dernier est sous anesthésies générale ou bloc inter-scalénique. Concrètement, une fois sous anesthésie, l’épaule du patient est amenée en flexion, abduction suivi par des rotations externes et/ou internes avec bras à 90° d’abduction afin d’étirer le tissu rétracté (Pandey & Madi, 2021).

Cette manipulation est généralement proposée en cas d’échec d’un traitement conservateur durant minimum 6 mois (Srour & Nourissat, 2021). De plus, proposer cette technique entre 6 et 9 mois après l’apparition des symptômes pourrait être le plus adapté puisque une réalisation précoce de cette technique en phase plus « aigue » pourrait conduire à une aggravation des symptômes (Vastamäki et al., 2015). Concernant la technique, celle-ci ne devrait pas forcément être accompagnée d’infiltration bien que certains praticiens apprécient cette complémentarité. De plus, elle présenterait des résultats plus modérés chez les patients diabétiques (Pandey & Madi, 2021).

Cette technique présenterait des effets positifs sur l’amélioration de la douleur, de la fonction de la mobilité ainsi que sur la satisfaction des patients (Kraal et al., 2019).

À noter tout de même que la manipulation sous anesthésie doit être suivie par de la kinésithérapie afin d’assurer le maintien des gains obtenus (Srour & Nourissat, 2021).

6 - Arthrolyse

Dernière technique « médicale » abordée, l’arthrolyse sous arthroscopie semble efficace dans l’amélioration des douleurs et de la mobilité des patients à court moyen et long terme (Gleyze et al., 2011) tout en permettant au chirurgien d’obtenir une vue directe sur l’articulation et de corriger des lésions associées (labrum, etc…) (Pandey & Madi, 2021). De la même manière que pour la manipulation sous anesthésie, cette dernière ne devrait être envisagée qu’en cas d’échec du traitement conservateur après 6 mois.

Concernant la dualité entre manipulation sous anesthésie et arthrolyse, il semble que l’arthrolyse présenterait moins de risques de complications que la mobilisation sous anesthésie avec de bons résultats chez les patients diabétiques (Çınar et al., 2010; Grant et al., 2013). À noter qu’aucune étude ne permet de prouver la supériorité d’une technique sur l’autre (Pandey & Madi, 2021; Yip et al., 2018). En revanche, la décision de réaliser une arthrolyse dépendrait le plus souvent du patient. En effet, si la majorité des capsulites se résolvent avec un traitement conservateur dans les 1-2 ans, certains patients ayant un haut niveau d’activité préfèrent une arthrolyse afin d’accélérer la récupération (Gordon et al., 2016).  

Dans certains cas, l’arthrolyse pourrait être réalisée par le biais d’une chirurgie à ciel ouvert lorsque l’arthrolyse sous arthroscopie ne parvient pas à améliorer la douleur ou les amplitudes articulaires. Dans ce cas, une libération du ligament coraco-huméral et de l’intervalle des rotateurs est réalisée afin d’obtenir une amélioration de l’amplitude articulaire et de la douleur (Le et al., 2017).

d - Traitement Kinésithérapique

Après avoir abordé le traitement médical pouvant être proposé dans la capsulite rétractile, il est désormais temps de s’intéresser aux traitements kinésithérapiques. Cependant, avant de détailler les différentes modalités applicables, il semble pertinent de s’intéresser dans un premier temps aux principales recommandations puis de revoir le modèle de « l’irritabilité » tel que décrit par Mc Clure en 2015 (McClure & Michener, 2015).

1 - Recommandations de traitement

Si la kinésithérapie est largement plébiscitée dans la prise en charge de la capsulite rétractile (Andrés Rossi & Ranalletta, 2019; Sumarwoto et al., 2021; Yip et al., 2018), il est parfois difficile d’établir quelle technique semble la plus efficace dans la capsulite (Minns Lowe et al., 2019; Yip et al., 2018). De plus, la réalisation de soins kinésithérapiques combinée à une infiltration présenterait de meilleurs effets à court terme qu’une infiltration réalisée de manière isolée (Challoumas et al., 2020).

Lorsque l’on se réfère aux guidelines éditées par l’APTA en 2013, il semble que la rééducation devrait comporter de l’éducation thérapeutique, des mobilisations et manipulations, des étirements ainsi que d’autres outils comme la diathermie ou l’électrothérapie (Kelley et al., 2013).

Puis, de nombreuses études et revues sorties après 2013 ont pu voir le jour montrant les effets positifs ou recommandant la thérapie manuelle (Doner et al., 2013; Dueñas et al., 2019; Gutiérrez Espinoza et al., 2015), les étirements (Minns Lowe et al., 2019; Wolin et al., 2016; Yip et al., 2018), les mobilisations passives (Minns Lowe et al., 2019; Noten et al., 2016; Pandey & Madi, 2021), les exercices (Pandey & Madi, 2021; Russell et al., 2014, p. 20),  (Çelik & Kaya Mutlu, 2016; Ibrahim et al., 2014) ; Deshmukh et al. 2014 ; Hussein et al. 2019. Chen et al. 2009), l’acupuncture (Ben-Arie et al., 2020) (Koh et al. 2013), mais aussi les ondes de chocs (Chen et al., 2014; Vahdatpour et al., 2014), la diathermie (Pandey & Madi, 2021), les ultrasons (Pandey & Madi, 2021), l’electrothérapie, la thermothérapie (Pandey & Madi, 2021) ou la cryothérapie (Le et al., 2017; Ma et al., 2013).

Malgré toutes ces études, il semble tout de même difficile de faire le tri parmi les meilleurs traitements puisque la plupart des études réalisées jusqu’à présent sont d’une faible qualité méthodologique ou présentent des méthodes différentes. Il n’est donc pas évident de comparer les traitements entre eux (Minns Lowe et al., 2019; Yip et al., 2018).

À ce sujet, certains auteurs ont suggéré que parmi les modalités kinésithérapiques, les ondes de choc, les étirements et la thérapie laser pourraient représenter les thérapies les plus recommandées en 2021 (Nakandala et al., 2021).

En conséquence, il est donc important de se baser sur un autre point d’intérêt de la rééducation : la notion d’irritabilité.

2 - Irritabilité et rééducation

Comme abordé précédemment, l’irritabilité représente un point clé dans le choix des techniques à aborder. Largement plébiscitée par de nombreux auteurs (Cools, 2020; Lewis, 2015), elle aura pour objectif d’adapter le traitement en fonction de l’irritabilité des tissus. Ainsi, si le patient présente un profil pouvant être assimilé à la catégorie « irritabilité haute », « irritabilité moyenne » ou « irritabilité basse », les objectifs de traitements seront adaptés à cette dernière :

  • Dans l’irritabilité haute : minimiser le stress physique, modifier les activités et surveiller les déficiences.
  • Dans l’irritabilité moyenne : proposer un stress physique moyen, traiter les déficiences et restaurer les activités fonctionnelles basiques.
  • Dans l’irritabilité basse : proposer des stress physiques élevés, traiter les déficiences et restaurer les activités fonctionnelles complexes.

Afin de faciliter le raisonnement clinique, il peut être intéressant en début de séance de se poser les bonnes questions comme proposées dans l’étude de Kareha et ses collaborateurs (Kareha et al., 2021) :

Ainsi en fonction des réponses à ces questions, il peut être possible d’établir rapidement des objectifs de séances avec les outils appropriés.

En suivant cette logique d’irritabilité, il est une nouvelle fois possible de se rapprocher des recommandations de prise en charge de la capsulite rétractile proposées par l’APTA en 2013 (Kelley et al., 2013, p. 20). Ce document, s’appuyait alors sur la littérature du XXème siècle jusqu’à 2011 afin d’établir quelles étaient les techniques qui montraient un réel intérêt dans le but de répondre aux objectifs de rééducation posés dans le cadre de la prise en charge de la capsulite rétractile de l’épaule.

3 - Moyens thérapeutiques

Après avoir abordé les techniques proposées en 2013 par l’APTA et avoir montré précédemment que de nombreuses méthodes ont pu faire preuve de leur efficacité, il est désormais temps d’aborder les différentes modalités de traitement. Bien entendu, il sera nécessaire d’intégrer la notion d’irritabilité afin d’appréhender le traitement dans sa globalité.

Nous aborderons donc dans un premier temps les traitements les plus largement recommandés telles que l’éducation thérapeutique, la thérapie manuelle, les exercices ou les étirements avant de s’intéresser à d’autres traitements envisageables tels que la thermothérapie, la cryothérapie, l’acupuncture, l’électrothérapie, les ondes de choc, les ultrasons, la diathermie, etc..

Éducation Thérapeutique

Depuis 2013, l’ensemble des experts s’accordent pour recommander aux cliniciens de réaliser de l’éducation thérapeutique (Kelley et al., 2013). Point essentiel du traitement, elle devra donc être mise en place de manière précoce et devrait permettre (Kelley et al., 2013; Rangan et al., 2016) :

  • De comprendre ce qu’est une capsulite (une « inflammation de la capsule évoluant vers une fibrose »), son caractère bénin ainsi que son évolution (sans oublier qu’il vaut mieux éviter de parler d’une pathologie « autolimitante »).
  • D’expliquer les différentes options thérapeutiques, leur efficacité afin de co-construire le traitement idéal.
  • D’expliquer l’importance de l’adhérence du patient au traitement en insistant sur l’importance de la réalisation des exercices en autonomie (auto-étirements, etc…)

Cette éducation permettra donc de favoriser l’adhérence et la participation du patient en évitant des patients « passifs » attendant une résolution spontanée.

Également, il sera important de promouvoir la modification des activités afin de réaliser des activités non douloureuses dans une amplitude maximale. De même, il est essentiel que le patient comprenne qu’il doit adapter l’intensité des étirements (ou du traitement) à son stade d’irritabilité (Kelley et al., 2013).

Pour aller plus loin dans l’éducation du patient, il est à noter que certaines études proposent d’intégrer une éducation à la douleur en expliquant au patient que la douleur vient du cerveau, qu’elle n’est pas toujours associée à une lésion tissulaire, que l’environnement peut influencer l’intensité de la douleur perçue et qu’une douleur persistante peut augmenter la sensibilité à cette dernière (Sawyer et al., 2018).

De même, l'identification de facteurs psychosociaux révélés par des questionnaires comme le « Pain Castrophism Scal » ou le « Tampa Scale of Kinesiophobia » par exemple, peut inciter le thérapeute à employer des stratégies spécifiques d'éducation du patient afin d’optimiser les effets bénéfiques des interventions.

En 2015, Jeremy Lewis parle d’une première étape primordiale concernant l’éducation du patient. Le thérapeute devra être capable de répondre aux différentes questions du patient à savoir :

  • Qu’est-ce que j’ai ?
  • Quelle est la cause du problème ?
  • Combien de temps cela va-t-il durer ?
  • Quel est le pronostic ?
  • Quels sont les traitements proposés ?
  • Quels sont les résultats attendus ?

À noter que le thérapeute peut inviter le patient à consulter le site “retrain pain” qui permet d’expliquer de manière simplifiée les différents mécanismes de la douleur.

Thérapie manuelle

La thérapie manuelle, dans le cadre de la capsulite rétractile pourrait se rapprocher de « techniques manuelles » appliquées à l’épaule du patient. Ces dernières englobent les mobilisations passives simples, les manipulations, mais aussi les mobilisations issues de différents courants de pensées comme les techniques issues de Mulligan, de Kaltenborn ou de Maitland par exemple.

Lorsque l’on s’intéresse à l’évidence scientifique de la thérapie manuelle, il semble que :

  • Les mobilisations articulaires simples combinées à des étirements permettent une amélioration de l’amplitude en rotation externe et en abduction tout en améliorant les scores fonctionnels à 1 an en comparaison à des étirements seuls (Çelik & Kaya Mutlu, 2016). En revanche, ces résultats n’ont pas été retrouvés par Khan et ses collaborateurs lorsqu’ils ont comparé les mobilisations avec exercices à des exercices réalisés de manière isolée (Khan, 2015).
  • Les techniques de type Mulligan soient efficaces pour réduire la douleur et restaurer l’amplitude des mouvements ainsi que la fonction de l’épaule lorsqu’elles sont comparées à un traitement composé de thermothérapie, d’électrothérapie et d’exercices d’étirements passifs (Doner et al., 2013).
  • Les mobilisations en distraction avec glissement postérieur issues de Kaltenborn et réalisées en combinaison avec 15 minutes d’ergomètre semblent présenter des effets positifs en comparaison à un traitement plus « classique » (Gutiérrez Espinoza et al., 2015). Dans la continuité, Lewis proposa une technique similaire avec une translation antéro-postérieure combinée à une rotation externe du patient (Lewis, 2015). En 2017, Kouser et ses collaborateurs ont comparé l'efficacité de la mobilisation de type Kaltenborn pour les amplitudes extrêmes et moyennes. Les auteurs ont rapporté une efficacité plus importante des techniques sur la mobilisation des amplitudes extrêmes (Kouser et al., 2017).
  • Les techniques de type relâchement musculaire présenteraient des effets positifs comme le rapportent certains auteurs (Shih et al., 2017). En effet, après avoir effectué un relâchement musculaire sur les muscles grand pectoral, trapèze supérieur, infra-épineux, deltoïde postérieur et grand rond (pendant environ 30 minutes) combiné à 15 minutes de coussin chauffant et 10 minutes de cyclo-ergomètre manuel, ils ont pu constater des effets immédiats sur les performances musculaires de l’épaule, la cinématique des articulations de l’épaule ainsi que la douleur. Ces résultats indiquent donc que la douleur et le tissu contractile peuvent avoir une influence sur les anomalies de la mobilité de l'épaule et du contrôle des mouvements. Ceci se corrélerait donc plutôt bien avec les études ayant pu montrer l’impact de la protection musculaire dans la physiopathologie (Arjun & Rajaseker, 2021; Hollmann et al., 2018).
  • En 2016, une revue systématique réalisée Noten et ses collaborateurs a pu montrer que les mobilisations de type Maitland ainsi que les mobilisations du rachis combinées à des étirements de l’épaule seraient les plus efficaces (Noten et al., 2016).

Ainsi, on comprend donc que de nombreuses possibilités sont envisageables malgré des preuves scientifiques parfois légères comme une série de cas publiée en 2019 montrant que de la thérapie manuelle (comprenant des mobilisations simples, des techniques de relâchement musculaire ainsi que des techniques issues de Maitland ou Mulligan) présente des effets intéressants sur les amplitudes, la douleur et la fonction (Dueñas et al., 2019).

En pratique, la réalisation de ces techniques dépendront principalement des préférences du thérapeute ainsi que de l’irritabilité du patient même si les mobilisations avec glissement postérieur et celles de type contracté-relâché en fin d’amplitude semblent les plus efficaces (Srour & Nourissat, 2021).

Parmi les techniques les plus recommandées on retrouve donc les glissements postérieurs de la gléno-humérale. Patient en décubitus dorsal, le thérapeute place une main sur la partie antérieure du moignon de l’épaule tandis que la seconde main fixe la partie proximale de l’articulation gléno-humérale avec une pince « scapulo-claviculaire ». Le thérapeute réalise alors une traction couplée à un glissement postérieure de la partie proximale de l’humérus. À noter que comme décrit dans la littérature, il sera possible de combiner cette technique avec des rotations externes réalisées avec l’aide d’un bâton).

‍Dans la continuité des techniques les plus en vogue, on retrouve les techniques de type contracté-relâché pouvant être appliquées aux muscles : grand pectoral, grand rond, trapèze supérieur, deltoïde postérieur, infra-épineux ou subscapulaire.

Finalement, après avoir abordé les techniques les plus recommandées par la littérature scientifique (mobilisation de type Maitland et contracté relâché en fin d’amplitude), d’autres techniques moins référencées scientifiquement pourraient être utilisées telles que :

  • Techniques de relâchement du subscapulaire : patient en décubitus dorsal avec l’épaule en abduction et rotation externe (dans l’idéal 90° d’abduction et un maximum de rotation externe). À partir de cette position, le thérapeute réalise une pression maintenue sur le trigger point du subscapulaire. Il serait possible de réaliser une pression couplée à des mouvements d’abduction et/ou rotation interne/externe (Dueñas et al., 2019).
  • Mobilisation de la gléno-humérale en direction caudale : utilisée pour la limitation de l’abduction. Le patient est assis avec les bras le long du corps. Le thérapeute, latéral au patient, réalise une prise sur l’extrémité distale de l’humérus et la seconde est sur la tête humérale. Il réalise alors une traction en direction caudale (Freddy M. Kaltenborn, 2006).
  • Travail des plans de glissement : patient assis, le kinésithérapeute, latéralement à l’épaule place les pouces dans le creux axillaire. Les index se rejoignent au niveau de l’articulation acromio claviculaire. Le praticien réalise alors des mouvements d’élévation relâchement de la circumduction du moignon de l’épaule. On effectue alors des circumductions d’avant en arrière. Il est important de détecter les possibles contractions de protection des trois grands (grand rond, grand pectoral et grand dorsal) afin de les inhiber (Srour, 2008).
  • Traction de la gléno-humérale dans l’axe : patient en décubitus avec le bras atteint fléchis à 90° et coude fléchis à 90°. Le patient place la ceinture de mobilisation proche du creux axillaire tandis qu’une main stabilise le coude et l’autre main stabilise le tronc. Le thérapeute réalise une traction de l’articulation par le biais d’un transfert de poids postérieur. Cette technique peut être appliquée à tous les patients (Dueñas et al., 2019).
  • Les mobilisations du type « paradoxe de Codman » : patient en décubitus dorsal avec coude fléchis à 90°, le thérapeute réalise une flexion maximale dans le plan sagittal avant de réaliser une abduction horizontale afin d’amener l’épaule en position d’abduction et rotation externe (ou en position « d’armé du bras ») sans avoir réalisé une rotation externe pure qui aurait pu être sensible (Cools, 2020).

Attention, cette liste n’est pas exhaustive et il sera toujours nécessaire d’agrémenter la thérapie manuelle en fonction des besoins du patient : mobilisations scapulaires, etc…

Étirements  

En ayant abordé précédemment la thérapie manuelle, il aurait pu paraître logique d’intégrer ces derniers à la thérapie manuelle. Cependant, en pratique, de nombreux auteurs étudient les étirements comme une modalité indépendante de la thérapie manuelle pouvant être réalisée aussi bien de manière passive par le thérapeute que de manière active par le patient en « auto-étirement ». Il semblait donc nécessaire de l’aborder isolément. Nous aborderons donc les étirements « capsulaires ».

Concernant l’évidence scientifique sur le sujet, différentes modalités d’étirements (étirement statique progressif (Ibrahim et al., 2014), étirement inférieur et/ou postérieur de la capsule (Duzgun et al., 2019)) ont pu montrer de bons effets sur les patients atteints de capsulite. De même, la combinaison des étirements à des mobilisations présenterait des effets supérieurs à la réalisation de mobilisations de manière isolée sur les amplitudes et les scores fonctionnels après 1 an de suivi (Çelik & Kaya Mutlu, 2016).

D’ailleurs, il s’agit de l’une des seules modalités à obtenir un grade A lors de la dernière revue de Nakalanda sur les traitements kinésithérapiques de la capsulite (Nakandala et al., 2021). Cependant, il se doit d’être rappelé que la qualité méthodologique des études réalisées jusqu’à présent ne permet pas d’identifier un étirement particulier vis à vis d’un autre.

En 2019, Duzgun et ses collaborateurs ont comparé l'étirement capsulaire postérieur avec la mobilisation scapulaire et les deux groupes ont été croisés et réévalués après le premier traitement. Des améliorations significatives de l’amplitude de mouvement ont été notées dans les deux groupes. Toutefois, aucune différence significative n’a été constatée entre les groupes (Duzgun et al., 2019).

En pratique, le thérapeute devra donc mettre en place des étirements ainsi que des « auto-étirements » puisque ces derniers seraient aussi efficaces que des étirements supervisés (Le et al., 2017). L’intensité de ces étirements sera déterminée par le niveau d’irritabilité du patient (Srour & Nourissat, 2021). Afin de faciliter le choix dans l’intensité de l’auto-étirement, il est possible de se rapprocher de l’algorithme de progression décrit par Dueñas et ses collaborateurs dans leur étude (Dueñas et al., 2019) :

Ainsi, on pourrait demander au patient de réaliser des auto-étirements comme :

  • Étirement avec les mains jointes derrière la tête
  • Étirement en « Cross arm stretch » autonome : Patient debout, bras fléchis à 90°, il effectue une adduction passive grâce au membre opposé. Cependant, la scapula a tendance à se sagittaliser réduisant la tension sur la capsule postérieure (Delmares, 2016).
  • Étirement en « roll over sleeper stretch » autonome : le patient est en décubitus latéral avec le bras fléchis à 90°. Dans cette position il effectue une rotation médiale à l’aide de sa seconde main. Le patient vient ensuite s’enrouler en avant de 30 à 40° avec une élévation de 50 à 60° uniquement. Elle est cependant peu utilisée de par la douleur engendrée (Delmares, 2016).
  • Étirement en « abduction et rotation externe progressive » : patient en décubitus dorsal avec l’épaule en abduction à 0-45-90° d’abduction et un poids de 1,5kg en main. Il réalise une rotation latérale maximale jusqu’à obtention d’une tension nécessaire (Dueñas et al., 2019). Cette technique pourrait se corréler notamment à l’examen clinique et à la nécessité de focaliser l’étirement sur le subscapulaire, la capsule antérieure ou le complexe capsulo-ligamentaire inférieur (Donatelli et al., 2014).

Ces étirements pourraient être réalisés plusieurs fois par jour en prenant en compte que la durée d’application de l’étirement, ainsi que l’intensité évolueront de manière inversement proportionnelle à l'irritabilité (plus l’irritabilité diminue, plus l’étirement doit être intense).

Ensuite, il serait bien entendu possible de proposer des étirements passifs réalisés par le thérapeute tels que :

  • Étirement manuel de la capsule postérieure : patient en décubitus dorsal, le thérapeute place ses mains de part et d’autre de la tête humérale avec les pouces se faisant face sur la partie antérieure de la tête humérale. Réalisant une contre prise scapulaire à l’aide de ses autres doigts, le thérapeute réalise une translation postérieure de la tête ayant pour but un étirement capsulaire postérieur (Srour, 2008).
  • Étirement de l’intervalle des rotateurs : patient en décubitus latéral du côté indolore. La main caudale du thérapeute fixe la main du patient au niveau du flanc afin d’obtenir une flexion de coude d’environs 90°. À partir de cette position, il réalise, à l’aide de la main caudale, une poussée sur le coude du patient en direction de la table afin de réaliser une rotation latérale de la gléno-humérale (Dueñas et al., 2019).

Il est à noter que le thérapeute aura un rôle éducatif important en apprenant au patient à reconnaître la tension à appliquer sur l’épaule afin d’éviter des tensions excessives en phase d’irritabilité élevée notamment. En effet, une étude de Diercks avait pu montrer que l’application d’étirements trop intenses (et sans respect de la douleur) pourrait être contreproductive (Diercks & Stevens, 2004).

Exercices

Après avoir abordé les étirements et « auto-étirements », intéressons-nous désormais aux exercices. Si ces derniers sont conseillés depuis déjà quelques années (Kelley et al., 2013; Pandey & Madi, 2021), une revue récente et centrée sur ce sujet continue de montrer les effets positifs des exercices sur les amplitudes articulaires, la douleur et la fonctionnalité (Mertens et al., 2021). En revanche, il semble parfois plus difficile de définir quels sont les exercices à réaliser afin d’optimiser la rééducation.

Dans les faits, lorsqu’on parle d’exercices, on se réfère fréquemment aux auto-étirements sans pour autant s’intéresser aux exercices de type renforcement musculaire de la coiffe, renforcement des muscles stabilisateurs de l’omoplate ou aux diagonales de kabat.

Selon les dernières études publiées sur le sujet des exercices dans la prise en charge de la capsulite il apparaît que :

  • Un programme de renforcement des muscles de la coiffe des rotateurs entrainerait une diminution de la douleur à court terme ainsi qu’une amélioration globale de la mobilité et de la fonction de l’épaule (Rawat et al., 2017).
  • L’utilisation des diagonales de Kabat (ou techniques de facilitation neuromusculaire proprioceptive) pourrait entrainer des effets positifs (sur la douleur ainsi que sur les amplitudes) bien que tous les auteurs ne s’accordent pas sur le sujet (Akbaş et al., 2015; Balcı et al., 2016)  
  • Le renforcement du trapèze inférieur chez les patients serait efficace pour réduire la bascule antérieure chez les patients présentant une capsulite associée à une bascule antérieure de l’omoplate (Abd Elhamed et al., 2018)
  • La réalisation d’exercices en « contraction excentrique » permettrait d’obtenir de meilleurs résultats que des contractions concentriques chez des femmes atteintes de capsulites (W.-M. Kim et al., 2021).

En pratique il serait donc intéressant de proposer des exercices de renforcement de la coiffe des rotateurs ainsi que des exercices utilisant des contractions excentriques. Cependant, il sera toujours nécessaire de prendre en compte le seuil d’irritabilité tout en luttant contre l’éventuel la possible kinésiophobie du patient (Srour & Nourissat, 2021).

À partir de ces données, il serait possible de proposer différents types d’exercices comme :

  • Des exercices ciblés sur le renforcement de la coiffe des rotateurs : rotation externe isométrique contre un ballon, rotation externe avec résistance élastique, etc…
  • Des exercices focalisés sur la phase excentrique : flexion, extension, abduction, rotation externe, tirage, etc…
  • Des exercices de recrutement de trapèze inférieure pour les patients présentant une bascule antérieure de l’omoplate (Abd Elhamed et al., 2018) :
  • --> Cobra modifié : patient en prodécubitus sur un tapis/banc avec les bras le long du corps et les paumes de mains dirigées vers le ciel. Le patient réalise une extension du tronc afin de décoller le tronc de 10 cm du sol. Le pouce est alors dirigé vers le ciel et les mains se dirigent en direction des pieds. La position est maintenue durant 10 secondes (Abd Elhamed et al., 2018; Arlotta et al., 2011)
  • --> V-raise en prodécubitus : patient en prodécubitus avec les bras en abduction de 120° et les coudes tendus, il réalise une élévation des bras avec les pouces dirigés vers le ciel. Chaque répétition est maintenue 4-5 secondes en fin d’amplitude (Abd Elhamed et al., 2018).

À ces exercices, il pourrait être ajouté des exercices de « mobilité » plus classiques tels que :

  • Exercice de pendulaire.
  • Exercice de gains d’amplitude dans différentes positions et différents plans (flexion, abduction, etc…)

En revanche, le « yoga » ne semble quant à lui pas efficace dans le traitement de la capsulite (M. Jain et al., 2020).

Ondes de chocs

Non abordée lors de la revue de l’APTA de 2013 (Kelley et al., 2013), cette technique a suscité un intérêt grandissant dans la prise en charge de la capsulite au point d’être considérée par la dernière revue de Nakandala comme une thérapie de grade A pour ses effets sur la douleur, l’amplitude et la fonctionnalité. Cette technique semble donc présenter des effets prometteurs dans le traitement des capsulites au même titre que les étirements ou les injections de corticostéroïdes (Nakandala et al., 2021)

Lorsque l’on s’intéresse de plus près aux dernières études sur le sujet, il en ressort que :

  • Une étude réalisée par Hussein et ses collaborateurs a pu montrer que les ondes de choc entraineraient une diminution significative de la douleur perçue par le patient ainsi qu’une amélioration de la fonctionnalité de l’épaule et des amplitudes articulaires en abduction et rotation latérale à court et moyen terme (Hussein & Donatelli, 2016) bien que la plupart des sujets présentaient une capsulite depuis 11 mois avec pour conséquence un stade d’irritabilité souvent plus faible. Puis, d’autres études ont pu confirmer les effets (Chen et al., 2014).
  • Une étude datant de 2017 a quant à elle pu démontré que les ondes de choix seraient efficaces sur les patients diabétiques atteints de capsulite au point de les proposer en alternative aux injections de corticostéroïdes qui ne sont pas indiqués chez les patients diabétiques (Santoboni et al., 2017).

Au final, de nombreux auteurs s’accordent pour dire que les ondes de chocs constitueraient une bonne alternative pour les patients diabétiques ou ne pouvant pas recevoir d’antidouleurs de type « corticostéroïde » (Pandey & Madi, 2021; Srour & Nourissat, 2021). Ce point de vue fut validé par une revue systématique datant de 2022 indiquant que les ondes de chocs pourraient être bénéfiques pour améliorer la douleur et la fonctionnalité de l’épaule et que ces dernières pourraient utilisées comme un adjuvant au traitement malgré un besoin de confirmer les effets de cette technique à long terme (R. Zhang et al., 2022).

En pratique, les ondes de choc pourraient être réalisées en appliquant la sonde sur la face postérieure ou antérieure de l’épaule en « visant » les possibles adhésions. Concernant la fréquence de l’utilisation de cette technique, la plupart des études présentant des effets positifs utilisaient les ondes de choc de manière hebdomadaire (1 fois par semaine) bien que d’autres études l’utilisaient jusqu’à 3 fois par semaine (R. Zhang et al., 2022)

Thérapie laser :

Considérée comme une thérapie de grade A dans l’amélioration de la douleur et des amplitudes articulaires (Nakandala et al., 2021), cette thérapie semblerait plus efficace qu’un traitement placebo pour améliorer la douleur (T. K. Jain & Sharma, 2014; Page, Green, Kramer, Johnston, McBain, & Buchbinder, 2014)

Cryothérapie (générale et corps entier)‍ :

Lorsque l’on s’intéresse à la cryothérapie, il est possible de mettre en place de la cryothérapie locale ou à corps entier :

  • Cryothérapie locale : appliquée via de la cryothérapie pulsée ou des « cryopacks », il semble qu’elle pourrait être utilisée afin de diminuer la douleur perçue en fin de séance (Srour, 2008). Elle pourrait être utilisée (au même titre que la thermothérapie ou l’électrothérapie) en combinaison avec des étirements pour diminuer la douleur perçue avant, pendant ou après l’étirement (Srour & Nourissat, 2021)
  • Cryothérapie à corps entier : en 2013, Ma et ses collaborateur ont pu prouver que la cryothérapie du corps entier combinée aux modalités de physiothérapie et une mobilisation articulaire passive était plus efficace pour la réduction de la douleur, des amplitudes articulaires et de la fonction que le groupe ayant bénéficié uniquement des modalités de physiothérapie et de mobilisations articulaires passives (Ma et al., 2013). En pratique, la cryothérapie à corps entier consiste à l’exposition du corps « nu » dans une chambre dans laquelle circule un air frais maintenu entre -110°C et -140°C pour une durée de 2-3 minutes afin d’obtenir un effet anti-inflammatoire et analgésique.

Autres moyens de physiothérapie (TENS, ultrasons, etc…)

Après avoir abordé la cryothérapie, la thérapie laser ou les ondes de choc, il est désormais temps d’aborder certaines thérapies de type « physiothérapiques ».

  • Les ultrasons : leur inefficacité a pu être prouvée par de nombreuses études, ils ne devraient donc pas être recommandés et/ou utilisés (T. K. Jain & Sharma, 2014).
  • L’électrothérapie de type « TENS » : malgré le manque d’études et de revues sur le sujet, certains auteurs considèrent qu’ils pourraient être utilisés de manière combinée aux étirements en les utilisant avant, après ou pendant les étirements pour réaliser un relâchement musculaire à court terme (Rangan et al., 2016; Srour & Nourissat, 2021).
Dry Needling

Un cas clinique datant de 2014 a pu montrer « l’efficacité » de la ponction sèche dans le traitement d’une capsulite. L’auteur précise avoir réalisé la ponction des trapèzes, infra et supra épineux ainsi que de l’élévateur de la scapula. Il rapporte aussi que le patient était surement dans une phase de « frozen » ce qui a permis d’éviter une irritabilité importante tout en travaillant sur les réactions de protection musculaire. Il témoigne donc d’une efficacité de cette thérapie dans la diminution de la douleur et l’amélioration de l’amplitude articulaire même si nous devons noter que cela ne peut être considéré comme significatif. Il serait intéressant de tester l’efficacité de la technique à travers le muscle subscapulaire (Clewley et al., 2014). Ces effets ont pu être confirmés dans une étude plus récente (Kalia et al., 2021) bien que de de futures études et revues sur le sujet devront être menées afin de confirmer la tendance.

Imagerie motrice et thérapie miroir

La thérapie miroir utilisée en combinaison avec de la rééducation plus classique serait efficace pour réduire la douleur, améliorer les amplitudes, la fonctionnalité et la qualité de vie des patients atteints d’une capsulite (Başkaya et al., 2018). En pratique, il serait possible de faire réaliser aux patients différents mouvements (flexion, abduction, rotation externe, etc…) en commençant d’abord par le côté sain avant de réaliser les mouvements de manière bilatérale tout en plaçant un miroir au niveau de l’axe sagittal du patient.

Pour aller plus loin sur le sujet, une étude de cas datant de 2018 a pu montrer l’efficacité d’un programme d’imagerie motrice graduée complet. À la différence de la thérapie miroir, ce programme comprenant 4 étapes : l’entrainement à la latéralité, la discrimination tactile, les mouvements imaginés et la thérapie miroir. Ce programme était réalisé en combinaison à de l’éducation à la douleur sur la diminution de l’irritabilité, la peur du mouvement et la sensibilisation centrale. Encore une fois, il s’agit d’un cas clinique comportant de nombreuses limitations et autres risques de biais (Sawyer et al., 2018) bien qu’un essai randomisé récent rapporte des effets positifs sur la kinésiophobie, la douleur et la fonctionnalité de l’épaule (Gurudut & Godse, 2022) .

En pratique, ce type d’intervention semble pertinente par son approche de la douleur dite en « top-down » où l’objectif sera principalement d’agir sur une possible sensibilisation centrale et haute irritabilité. Ainsi, résumons les 4 étapes de ce programme :

  1. Entrainement à la latéralité : à l’aide d’une application mobile de type « Recognise® », le patient s’entraine à reconnaître la « droite » de la « gauche » sur différentes parties du corps dans différentes positions.
  2. Discrimination tactile : une photo de l’épaule douloureuse est prise avant d’inscrire 5 points sur la photo. Le patient est placé assis avec un miroir le long de son axe sagittal (comme pour la thérapie miroir). Le thérapeute réalise alors de légères touches sur l’épaule douloureuse tandis que le patient doit dire quel numéro est « touché ».
  3. Mouvements imaginés :durant cette étape, le thérapeute montre au patient 8 postures différentes de l’épaule (protraction, rétraction, abduction, etc…). Puis, il demande au patient d’imaginer son épaule dans les postures sans bouger.
  4. Thérapie miroir : identique à l’intervention décrite précédemment.

4 - Intégration de la prise en charge

Après avoir abordé les différents traitements envisageables concernant la capsulite rétractile, il est essentiel de les remettre en contexte avec la notion d’irritabilité.

Il peut être intéressant de faciliter notre approche en considérant 2 phases principales (Lewis, 2015) :

  • Une phase dans laquelle la douleur est plus importante que la raideur.
  • Une phase dans laquelle la raideur est plus importante que la douleur.

Dans un premier temps, lorsque la douleur est dominante, l’objectif principal sera de diminuer cette douleur. Le thérapeute pourra tester différentes interventions recommandées dans la littérature afin de voir lesquelles  correspondent le mieux au patient.

De manière générale, l’éducation sera très importante lors de cette phase notamment pour faire comprendre au patient que toute activité provoquant une douleur au-delà de 2/10 à l’EVA doit être provisoirement proscrite afin d’éviter d’entretenir le processus inflammatoire.

En effet, le thérapeute devra faire en sorte que l’épaule ne reste pas enflammée trop longtemps. La phase douloureuse est une phase qu’il faut essayer de quitter le plus tôt possible. Plusieurs techniques peuvent être utilisées durant cette phase pour limiter la douleur : les étirements et mobilisations douces, des massages, les techniques comme le laser, le TENS, la cryothérapie, les infiltrations, l’acupuncture, les exercices, etc…

De manière générale, le thérapeute restera dans de faibles grades de mobilisation, en dehors de la zone de résistance. Il est recommandé d’effectuer des étirements très doux et très courts (de 1 à 5 secondes), des exercices de pendules, des mobilisation douces en rotation externe (Chan et al., 2017; Dueñas et al., 2019) des mouvements auto-assistés et actifs (Lewis, 2015).


Lorsque l’on parle « d’étirement » et de mobilisation, il s’agit ici de mouvements dans une amplitude sous maximale et indolore (ou du moins jusqu’à 2/10 sur l’échelle de la douleur) (Lubis & Lubis, 2013). En effet, une sollicitation au-delà du seuil douloureux semblerait avoir des résultats inférieurs à des mobilisations infra-douloureuses. Cela serait aux propriétés mécanosensibles des fibroblastes (Diercks & Stevens, 2004).

Comme nous l’avons mentionné précédemment, en parallèle à la rééducation, une injection de corticostéroïde pourrait être utile afin de court-circuiter cette phase où la douleur domine sur la raideur (Sun et al., 2017), en particulier au cours des 6 premières semaines (Cho et al., 2019). Sur la base des résultats d’une récente revue systématique, les auteurs recommandent l'utilisation des infiltrations pour les patients avec une épaule gelée d'une durée inférieure à 1 an, car elles semblent présenter des avantages plus précoces que les autres interventions ; les auteurs soulignent que ces avantages pourraient durer jusqu'à 6 mois (Challoumas et al., 2020).

Il sera également important de proposer au patient des exercices à effectuer à son domicile entre les séances de kinésithérapie. Ces exercices pourront être effectués 1 à 2 fois par jour. Toutefois, il n’existe pas de preuves vis-à-vis de la fréquence optimale, du nombre de répétitions, ou de la durée des exercices (Kelley et al., 2013). Le thérapeute devra donc prévenir le patient que tous ces exercices sont à effectuer en infra-douloureux (éventuellement une douleur de maximum 2/10 sur l’EVA peut être tolérée).

Dans un second temps, lorsque le patient présentera davantage de raideur que de douleur, le thérapeute pourra alors accentuer ses techniques par exemple, en prolongeant les postures d’étirements statiques (Donatelli et al., 2014). Le thérapeute va pouvoir chercher des grades de mobilisations plus importants,  des étirements plus puissants en allant chercher la résistance (Srour & Nourissat, 2021).

Au fur et à mesure, les décoaptations et glissements au niveau de la tête humérale pourront être plus importants tout en respectant la tolérance et l’irritabilité du patient notamment au début de cette nouvelle phase afin d’éviter qu’il ne bascule à nouveau dans une phase plus douloureuse.

L’éducation du patient devra être maintenue tout au long de la rééducation : il est important de lui parler de ce qu’il va ressentir, de la progression de la pathologie etc. Plus tard dans cette phase il pourra être intéressant de proposer au patient des séances avec ondes de chocs étant donné le haut niveau de preuve rapporté récemment dans la littérature.  

D’une manière similaire, cette progression thérapeutique aurait pu être réalisée en suivant le « Staged Approach for Rehabilitation Classification: Shoulder Disorders » (McClure & Michener, 2015). En conséquence, au lieu d’aborder les deux phases précédemment décrites, il s’agirait cette fois-ci de suivre l’irritabilité du tissus (bien qu’il s’agisse de deux notions liées). Ainsi, en suivant une revue de la littérature récente (Mertens et al., 2022), il serait possible de définir les traitements en fonction des trois phases d’irritabilité :

Cas particulier du patient récemment opérée (manipulation sous anesthésie, arthrolyse, etc…)

Chez les patients opérés (arthrolyse, manipulation sous anesthésie), une rééducation post-opératoire devrait être débutée le plus tôt possible afin de maintenir les amplitudes obtenues lors de l’opération (Cho et al., 2019). Cette information se corrèle notamment avec une étude indiquant que 96% des physiothérapeutes britanniques interrogés considéraient qu’un suivi kinésithérapique était nécessaire en post-opératoire et que ce dernier devrait être débuté avant 72h post-opératoire(Willmore et al., 2021).

Selon certains auteurs, un contrôle de la douleur avec des anti-inflammatoires et/ou de la cryothérapie est essentiel durant les 2-3 semaines post-opératoire pour abolir la douleur. De même un suivi kinésithérapique structuré doit être mis en place pour 4 à 6 mois afin de maintenir les amplitudes. Ce suivi devrait comporter des mobilisations articulaires passives et/ou actives ainsi que des exercices de renforcement de la coiffe des rotateurs, des muscles scapulaires ainsi que des muscles du CORE (Pandey & Madi, 2021). Un programme d’étirements autonomes à réaliser chez soi 2-3 fois par jour devrait être proposé aux patients (Cho et al., 2019).



Exemples d'exercices

Phase 1 : phase inflammatoire / phase douloureuse


Phase 2 : phase de raideur

Phase 3 : phase de récupération

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