Supine plank test

Sommaire
Protocole du test
Contexte
Nous allons parler du supine plank test, un test pouvant être utilisé pour aider au diagnostic d'une tendinopathie proximale des ischiojambiers (IJ).
Sur Fullphysio, nous avons un Module dédié à la tendinopathie proximale des IJ. Pour cette pathologie, plusieurs tests diagnostiques ont été proposés. Nous avons même réalisé une vidéo couvrant les trois principaux tests : le Puranen-Orava, le bent-knee stretch test et le bent-knee stretch test modifié.
Il existe bien sûr d'autres tests, comme le supine plank test. Cependant, notre recherche n'a identifié qu'une seule étude, celle de Fredericson, décrivant ce test spécifiquement pour évaluer la force des IJ.
Plus récemment, une étude de 2024 menée par Campos-Villegas et son équipe a également inclus ce test dans leur examen physique, mais, curieusement, ils n'en donnent pas la même description que celle de la source qu'ils citent.
Vidéo du test

Réalisation
Selon l'étude de Fredericson, le patient soulève son bassin tout en gardant le poids du corps sur les coudes et les talons. Les jambes sont ensuite soulevées alternativement, en commençant par la jambe blessée (la jambe saine étant ainsi testée en premier). Un affaissement ou une rotation du bassin, ou encore une douleur à l'origine des ischiojambiers lors de l'élévation de la jambe controlatérale, indique une faiblesse des ischiojambiers, et donc, un test positif.
Campos-Villegas et al. le décrivent avec les bras tendus et les doigts orientés vers l’arrière, or ils mentionnent l’étude de Fredericson et al.
Valeur clinique
Dans cette même étude (Campos-Villegas et al., 2024), les auteurs précisent qu'une élongation aigüe est suggérée par des résultats positifs à trois tests : une sensibilité à la palpation, un bent-knee stretch test positif et un supine plank test positif.
Ils ajoutent que ces résultats pourraient également indiquer une aggravation d'une blessure chronique sous-jacente.
En revanche, l'absence de sensibilité palpable significative pourrait indiquer une blessure plus subaigüe, probablement associée à une fibrose ou des cicatrices sous-jacentes.
Malgré ces recommandations, nous n'avons trouvé aucune étude évaluant la validité et la fiabilité du supine plank test. Quoi qu'il en soit, ce test peut être intégré dans une batterie d'autres tests et peut également servir de marqueur de progression à réévaluer tout au long de la rééducation.
Mise en perspective clinique
Le supine plank test évalue l'endurance isométrique de la chaîne postérieure (fessiers, ischio-jambiers, extenseurs du rachis) et constitue un indicateur fonctionnel de la capacité de stabilisation du bassin. Il se combine utilement avec le Five times sit-to-stand test pour évaluer la performance fonctionnelle globale du membre inférieur. Une faiblesse identifiée au supine plank test peut refléter un déficit des muscles fessiers, objectivable cliniquement par le signe de Trendelenburg. La prise en charge de ce type de déficit, notamment dans le cadre des tendinopathies glutéales, est approfondie dans la masterclass sur la tendinopathie des muscles fessiers. Pour monitorer l'évolution fonctionnelle dans les pathologies de la chaîne postérieure proximale, l'échelle VISA-H offre un suivi validé de la tendinopathie proximale des ischio-jambiers.
Bibliographie
Campos-Villegas, Cristina, Lucía Ortega-Pérez de Villar, Javier Gámez-Payá, Jorge Alarcón-Jiménez, et Nieves de Bernardo. « Clinical Progression and Load Management For Proximal Hamstring Tendinopathy In A Long-Distance Runner: A Case Report ». International Journal of Sports Physical Therapy 19, no 5 (s. d.): 609‑17.
Fredericson, Michael, William Moore, Marc Guillet, et Christopher Beaulieu. « High Hamstring Tendinopathy in Runners: Meeting the Challenges of Diagnosis, Treatment, and Rehabilitation ». The Physician and Sportsmedicine 33, no 5 (mai 2005): 32‑43.







