Fullphysio
Fonctionnalités
Prise en charge

Suivez vos patients entre deux séances, du bilan initial aux programmes d'exercices.

  • Bilan
  • Prescription d'exercices
  • Éducation en santé
  • Dossier patient
Connaissance

Fullphysio IA - Veille scientifique - Formation continue - Ressources cliniques

  • Fullphysio IA
  • Bibliothèque de contenus
Ressources
TarifsAccès patient

Le syndrome de la bandelette iliotibiale (ITBS)

Course à piedMusculosquelettique
Le syndrome de la bandelette iliotibiale (ITBS)

Contributeurs

Anh Phong Nguyen

Kinésithérapeute du sport, PhD

Notes de la Masterclass

Implications cliniques

Le syndrome de la bandelette iliotibiale est une pathologie d'overuse frequent chez les coureurs : son diagnostic est avant tout clinique, basé sur l'historique d'effort progressif, la douleur latérale localisée au genou et l'examen fonctionnel. L'IRM et l'ultrasound peuvent aider au diagnostic, mais ne sont pas obligatoires. Le kinésithérapeute doit comprendre que ce n'est pas une inflammation pure (contrairement au nom), mais une surcharge mécanique chronique : la bandelette s'use progressivement, d'où l'importance d'identifier et de corriger les facteurs de risque mécaniques sous-jacents.

L'identification des facteurs mécaniques de surcharge est cruciale : faiblesse de la hanche (abducteurs, rotateurs externes), déséquilibre droite-gauche, déficits proprioceptifs, erreurs techniques de course (augmentation brutale de kilométrage, changement de terrain, chaussures inadaptées). Le kiné doit évaluer la marche et la course, identifier le ou les déficits spécifiques, et progresser dans la correction. Cette approche individualisée augmente les chances d'une vraie résolution et minimise les récidives.

La gestion initial doit inclure une décharge progressive de la course : pause totale ou réduction importante du kilométrage, transition vers d'autres activités (natation, vélo) pour maintenir la forme sans aggraver la douleur. Cette phase de décharge ne doit pas excéder quelques semaines (2-4 en fonction de la sévérité), car une arret complet prolongue prolonge la récupération fonctionnelle. Le patient doit comprendre que la décharge est temporaire, un élément de la stratégie, non une interdiction définitive.

Le renforcement ciblé de la hanche doit être le pilier du traitement : exercices de renforcement isométrique, isotonique et dynamique pour les abducteurs (petit et moyen glutéal), les rotateurs externes et les stabilisateurs du bassin. Ces muscles doivent être préparer à tolérer les forces de réaction du sol lors de la course, spécialement en phase d'appui unilatéral. Le kiné doit doserer progressivement l'intensité et la charge, en lien avec la progression du kilométrage de course. Un programme d'environ 8-12 semaines de renforcement structuré est typiquement recommandé.

La reprise progressive de la course doit respecter une progression de kilométrage cadrée et individuelle : augmentation graduellede 10% par semaine, en alternant jogging-marche si nécessaire au début. La technique de course doit être observée et corrigée : cadence, longueur de fouées, méchanisme d'amortissement, alignement du bassin. Une cadence plus élevée (180-190 pas par minute) réduit la charge latérale du genou. Le patient doit être éduqué sur l'importance du respect de la progression : patience et adhésion sont les piliers de la prévention de récidive.

L'éducation du patient est cruciale pour la prévention à long terme : gestion du kilométrage, importance du repos (jours off réguliers), choix des chaussures adaptées (stabilité vs minimaliste selon le profil), terrain varié sans excès, renforcement régulier même après guérison. Une compréhension du caractère répétitif de la course et des déficits responsables permet une gestion autonome post-kiné. Le kiné doit positionner comme coach long terme : guidant le patient vers une pratique de la course durable, sans douleur, dans la durée.

Implications cliniques

Le syndrome de la bandelette iliotibiale résulte rarement d'une tension isolée du TFL ou de la bande elle-même. Cherchez plutôt les dysfonctions proximales (contrôle du bassin, force des fessiers, stabilité de hanche) et distales (mécanique du genou, pronation excessive). Traitez la cause, pas le symptôme.

Le renforcement des abducteurs de hanche (moyen fessier) et des rotateurs externes est fondamental. Les exercices unilatéraux et en chaîne cinétique fermée (ex : step-ups, squats) reproduisent mieux les mécanismes de charge en course. L'assouplissement seul est inefficace sans renforcement actif.

Analysez la mécanique de course (volume, intensité, progression) et les facteurs biomécaniques (pronation, cadence). Une augmentation rapide du kilométrage ou de l'intensité est un facteur de risque majeur. Proposez un plan de réentraînement progressif avec retour progressif à la course incluant la prévention des récidives.

« Il n'existe pas de syndrome de la bandelette sans dysfonction proximale. »

Utilisé par 45 000+ kinés

Essayez Fullphysio gratuitement

Évaluez, engagez, suivez

Essayer gratuitement
Logo Fullphysio

Connaissances EBP et prise en charge patient, réunies dans une seule plateforme pour les kinés.

En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir la newsletter de Fullphysio. Chaque e-mail porte un lien de désinscription. Politique de confidentialité

© 2026 Fullphysio. Tous droits réservés