Test FABER

Sommaire
Protocole du test
Contexte
Les initiales du test FABER signifient « flexion », « abduction » et « rotation externe ». Lorsqu’il est associé à d’autres tests, la combinaison de ces trois mouvements passifs donne un test de provocation de la douleur qui est utilisé pour aider au diagnostic des pathologies de la hanche, comme une atteinte de l’articulation coxofémorale, des pathologies de la région lombaire et des pathologies de l’articulation sacro-iliaque.
Vidéo du test

Réalisation
Pour réaliser ce test, le patient est en décubitus dorsal. La jambe est placée dans la position du chiffre 4, hanche fléchie et en abduction, la cheville de la jambe testée repose sur la cuisse controlatérale, juste au-dessus du genou.
Le kinésithérapeute vient placer sa main crâniale au niveau de l’épine iliaque antérosupérieure (EIAS) opposée pour stabiliser le bassin, puis, doucement, il applique une poussée sur le genou du membre testé en direction de la table jusqu’à ce que l’amplitude complète du mouvement soit atteinte.
Dans cette position, le thérapeute peut ajouter quelques oscillations supplémentaires de faibles amplitudes pour vérifier la provocation de la douleur en fin d’amplitude.
Le test est positif s’il reproduit les symptômes du patient ou si l’amplitude du mouvement est limitée. Cela peut indiquer un problème de hanche au niveau intraarticulaire, un problème au niveau de l’articulation sacro-iliaque ou une contracture de l’iliopsoas.
Valeur clinique
En 2020, Nejati et son équipe ont cherché à évaluer la fiabilité et la validité des tests de palpation lors de mouvements, comme le test de Gillet et des tests de provocation de l’articulation sacro-iliaque en prenant les blocs anesthésiques de cette articulation comme norme de référence.
Cette étude a montré que le test FABER avait la spécificité et les valeurs prédictives positives les plus élevées de tous les tests de provocation examinés. De plus, une combinaison du test FABER et du test de poussée de la cuisse a amélioré le pouvoir diagnostique global.
Les auteurs soulignent qu’un plus grand nombre de tests physiques positifs contribue davantage au diagnostic d’une pathologie de la sacro-iliaque. Il est également recommandé d'utiliser au moins 3 tests de provocation en plus des tests de palpation lors du mouvement pour confirmer un diagnostic d'articulation sacro-iliaque. Enfin, comme la littérature existante fait état de résultats non concluants pour l'utilisation de tests physiques individuels, il est conseillé d'utiliser une combinaison de ces tests en conjonction avec d'autres sources de données, y compris lors de l’interrogatoire du patient, la description des symptômes et l'imagerie, pour diagnostiquer une dysfonction de la sacro-iliaque.
Mise en perspective clinique
Le test FABER se distingue par sa haute spécificité pour la sacro-iliaque. Associez-le au test FAIR pour explorer l'irritabilité profonde. Si vous suspectez une hanche intra-articulaire, testez avec le FADIR et consultez les tests de laxité de la hanche pour clarifier votre hypothèse.
En pratique au cabinet
Placez le patient en décubitus dorsal et formez la position du « 4 » (cheville sur cuisse opposée) lentement. Stabilisez le bassin au niveau de l'épine iliaque : c'est crucial pour tester l'articulation sacro-iliaque et non la lombaire. Appuyez progressivement sur le genou jusqu'à fin d'amplitude et cherchez la douleur : « Où sentez-vous la douleur ? Sur le côté de la hanche ou au centre de la fesse ? ». Utilisez les petites oscillations en fin d'amplitude pour raffiner. Combinez immédiatement avec 2-3 autres tests de provocation sacro-iliaque (au minimum 3 tests positifs pour confirmer). Orientez votre diagnostic vers la hanche ou le dos selon la localisation rapportée par le patient. Cette approche cluster augmente votre confiance diagnostique face aux faux positifs.
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