TEST

Fair test

Test - Évaluation de la hanche
L’objectif de ce test

Le Fair test est couramment utilisé dans le diagnostic d’un syndrome du piriforme.
De manière générale, la sciatique est relativement courante dans la population générale et le syndrome du piriforme, représenterait 6 à 8 % de tous les cas de sciatique (Hallin et al. 1983). Toutefois, certaines études affirment que ce syndrome est sous-diagnostiqué (Stewart et al. 2003) et d’autres au contraire sur-diagnostiqué (Durrani et al. 1991 ; Fishman et al. 2003).
Malgré le fait que ce syndrome ait été décrit depuis près d'un siècle, il existe encore une grande confusion autour de son diagnostic.
Le syndrome du piriforme primaire est le terme utilisé pour désigner la sciatique causée par une pathologie intrinsèque du muscle piriforme. Ces pathologies comprennent entre autre des variations anatomiques du trajet du nerf sciatique ou de l'anatomie du muscle piriforme (Beaton et al. 1938 ; Pecina et al. 1979 ; Wun-Schen et al. 1994 ; Pecina et al. 2008 ; Natsis et al. 2014), des dommages causés au muscle piriforme par un traumatisme (Robinson et al. 1947 ; Beauchesne et al. 1997 ; Beatty et al. 1994) une hypertrophie du muscle piriforme (Pecina et al. 2008 ; Jankiewicz et al. 1991 ; Chen et al. 1992 ; Broadhurst et al. 2004 ; ,Turtas et al. 2006), et un spasme du muscle piriforme (Filler et al. 2005 ; Fishman et al. 2002).

Le piégeage de tout ou partie du nerf sciatique par le muscle piriforme a longtemps été un diagnostic d'exclusion mais le "diagnostic d'exclusion" est un concept logiquement erroné (de Seze et al. 1982). De multiples causes de sciatique peuvent coexister, chacune contribuant de manière significative aux symptômes du patient. Si l’on se penche sur les causes potentielles de compression du nerf sciatique, on se rend compte que de nombreuses structures peuvent être impliquées et pas seulement le piriforme. Par exemple on relate les bandes fibreuses contenant les vaisseaux sanguins, le syndrome de l'obturateur interne et du jumeau, un conflit ischio-fémoral ou provenant des ischio-jambiers, les troubles musculaire du fessier et des causes orthopédiques. La présence d'une cause n'exclut pas les autres et l'absence de preuves en faveur d'un diagnostic n'implique pas grand-chose, et encore moins une entité diagnostique spécifique non testée. C’est la raison pour laquelle on ne peut pas parler de véritable diagnostic différentiel. Des publications récentes suggèrent que le terme "syndrome glutéal profond" pourrait mieux décrire cette constellation de douleurs à médiation musculaire et nerveuse (Martin et al. 2015). Le syndrome du piriforme serait alors un sous-groupe de syndrome glutéal profond (Hernando et al. 2015).

Ce syndrome glutéal profond est caractérisé par des douleurs et/ou des dysesthésies au niveau des fesses, de la hanche ou de la cuisse postérieure et/ou des douleurs radiculaires dues à une compression du nerf sciatique non discogène dans l'espace sous-gluteal (Hernando et al. 2015).

Dans un examen systématique de plus de 50 études de cas du syndrome du piriforme, les symptômes les plus fréquents étaient une douleur dans la fesse, une sensibilité externe sur l'échancrure sciatique, une aggravation de la douleur en position assise et une augmentation de la douleur suite à des manoeuvres qui augmentent la tension musculaire du piriforme (Hopayian et al. 2010). Une revue rétrospective de 26 cas a noté que la douleur à la fesse et la sciatique étaient observées dans 100 % des cas (Durrani et al. 1991). De plus, 92 % des patients avaient des antécédents de traumatisme du muscle piriforme, allant d’une chute à un étirement anormal du muscle lors d'événements sportifs (Durrani et al. 1991). Bien que ces symptômes soient compatibles avec le syndrome du piriforme, ils restent non spécifiques et des symptômes similaires peuvent être observés dans de nombreuses autres pathologies.

Lorsqu'on soupçonne un syndrome du piriforme, il faut procéder à un examen complet du bas du dos, du bassin, des fesses et des membres inférieurs, comprenant l'inspection, l'amplitude des mouvements, la palpation, la force, la sensation et des tests spéciaux qui peuvent varier en fonction des symptômes présentés par le patient.

Certains auteurs suggèrent que la palpation joue un rôle important dans le diagnostic du syndrome du piriforme. Une sensibilité à la palpation profonde du muscle piriforme était présente dans 92 % des cas examinés par Durrani (Durrani et al. 1991). De plus, dans la revue de plus de 50 études de cas, la sensibilité externe à la palpation de la grande échancrure sciatique était l'une des quatre caractéristiques les plus courantes du syndrome du piriforme (Hopayian et al. 2010). Cependant, étant donné la taille relativement petite et la profondeur du muscle piriforme dans la fesse, la précision de la palpation du muscle piriforme a été remise en question (Windisch et al. 2007).

De multiples manœuvres d'examen physique ont été identifiées pour aider à diagnostiquer le syndrome du piriforme. Parmi ces tests, on retrouve le FAIR test qui va chercher à comprimer le nerf sciatique en étirant le muscle piriforme.

Vidéo du test
Exécution du test

Avant de réaliser ce test, il est conseillé d’examiner et d’exclure les pathologies les plus répandues dans la colonne lombaire et l’articulation sacro-iliaque qui pourraient expliquer les symptômes du patient.
Pour réaliser le test, le patient est en décubitus latéral du côté du membre sain. Le kiné stabilise la hanche du patient puis déplace passivement son membre inférieur à 90° de flexion de hanche. Il applique ensuite une pression sur le genou vers le bas afin d’entrainer la hanche en adduction et en rotation interne plaçant ainsi le piriforme en position d’étirement ce qui comprime le nerf sciatique. Le test est positif lorsqu'une douleur est produite dans la zone d’intersection entre le piriforme et le sciatique (Boyajian-O’Neill et al. 0820, Kirschner et al. 2009).

Valeur clinique

Dans leur étude en 2002, Fishman et al. ont avancé que la position pendant le Fair test permettait d’augmenter la latence du réflexe de Hoffman ou reflexe H. Ce reflexe H correspond à un potentiel d'action musculaire composé qui peut être enregistré à partir de plusieurs muscles squelettiques. Une latence supérieure de 3 écarts-type par rapport à la normale permettrait d’identifier un syndrome du piriforme avec une sensibilité de 88% et une spécificité de 83% (Fishman et al. 2002). Cependant l’utilisation du réflexe H est peu précis et n’est pas répandu rendant la valeur de ces données limitée. De plus en 2019, Robinson et Lawrence ont souligné que bien qu'un tel test puisse sembler attrayant au départ, il n’est malheureusement pas possible d’expliquer ce phénomène de latence avec notre compréhension actuelle de la physiologie nerveuse. Les mêmes auteurs suggèrent que jusqu'à ce que le FAIR test soit reproduit dans d'autres études contrôlées, il ne  devrait pas être utilisé à des fins de diagnostic. Les évaluations cliniques et d'imagerie restent probablement des mesures plus fiables de la compression du nerf sciatique par le muscle piriforme (Robinson et al. 2019).

Bibliographie

Beaton, L., et B. Anson. « THE SCIATIC NERVE AND THE PIRIFORMIS MUSCLE: THEIR INTERRELATION A POSSIBLE CAUSE OF COCCYGODYNIA ». Undefined, 1938.

Beauchesne, R. P., et S. F. Schutzer. « Myositis Ossificans of the Piriformis Muscle: An Unusual Cause of Piriformis Syndrome. A Case Report ». The Journal of Bone and Joint Surgery. American Volume 79, no 6 (juin 1997): 906‑10.

Boyajian-O’Neill, L. A., McClain, R. L., Coleman, M. K., & Thomas, P. P. (2008). Diagnosis and Management of Piriformis Syndrome: An Osteopathic Approach. The Journal of the American Osteopathic Association, 108(11), 657.

Broadhurst, Norman A., D. Neil Simmons, et Malcolm J. Bond. « Piriformis Syndrome: Correlation of Muscle Morphology with Symptoms and Signs ». Archives of Physical Medicine and Rehabilitation 85, no 12 (1 décembre 2004): 2036‑39.

Chen, W. S., et Y. L. Wan. « Sciatica Caused by Piriformis Muscle Syndrome: Report of Two Cases ». Journal of the Formosan Medical Association = Taiwan Yi Zhi 91, no 6 (juin 1992): 647‑50.

de Seze S. History of sciatica. Rev Neurol (Paris) 1982; 138: 1019–1025.

Durrani, Z., et A. P. Winnie. « Piriformis Muscle Syndrome: An Underdiagnosed Cause of Sciatica ». Journal of Pain and Symptom Management 6, no 6 (août 1991): 374‑79.

Filler, Aaron G., Jodean Haynes, Sheldon E. Jordan, Joshua Prager, J. Pablo Villablanca, Keyvan Farahani, Duncan Q. McBride, et al. « Sciatica of Nondisc Origin and Piriformis Syndrome: Diagnosis by Magnetic Resonance Neurography and Interventional Magnetic Resonance Imaging with Outcome Study of Resulting Treatment ». Journal of Neurosurgery. Spine 2, no 2 (février 2005): 99‑115.

Fishman, L. M., & Hosseini, M. (2019). Piriformis Syndrome - A diagnosis comes into its own. Muscle & Nerve.

Fishman, Loren M., et Michael P. Schaefer. « The Piriformis Syndrome Is Underdiagnosed ». Muscle & Nerve 28, no 5 (novembre 2003): 646‑49.

Fishman, L. M., Dombi, G. W., Michaelsen, C., Ringel, S., Rozbruch, J., Rosner, B., & Weber, C. (2002). Piriformis syndrome: Diagnosis, treatment, and outcome—a 10-year study. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, 83(3), 295–301.

Hallin, R. P. « Sciatic Pain and the Piriformis Muscle ». Postgraduate Medicine 74, no 2 (août 1983): 69‑72.

Hernando, Moisés Fernández, Luis Cerezal, Luis Pérez-Carro, Faustino Abascal, et Ana Canga. « Deep Gluteal Syndrome: Anatomy, Imaging, and Management of Sciatic Nerve Entrapments in the Subgluteal Space ». Skeletal Radiology 44, no 7 (juillet 2015): 919‑34.

Hopayian, K., & Danielyan, A. (2017). Four symptoms define the piriformis syndrome: an updated systematic review of its clinical features. European Journal of Orthopaedic Surgery & Traumatology, 28(2), 155–164.

Hopayian, Kevork, Fujian Song, Ricardo Riera, et Sidha Sambandan. « The Clinical Features of the Piriformis Syndrome: A Systematic Review ». European Spine Journal: Official Publication of the European Spine Society, the European Spinal Deformity Society, and the European Section of the Cervical Spine Research Society 19, no 12 (décembre 2010): 2095‑2109.

Jankiewicz, J. J., W. L. Hennrikus, et J. A. Houkom. « The Appearance of the Piriformis Muscle Syndrome in Computed Tomography and Magnetic Resonance Imaging. A Case Report and Review of the Literature ». Clinical Orthopaedics and Related Research, no 262 (janvier 1991): 205‑9.

Kirschner, J. S., Foye, P. M., & Cole, J. L. (2009). Piriformis syndrome, diagnosis and treatment. Muscle & Nerve, 40(1), 10–18.

Martin, Hal David, Manoj Reddy, et Juan Gómez-Hoyos. « Deep Gluteal Syndrome ». Journal of Hip Preservation Surgery 2, no 2 (juillet 2015): 99‑107.

Natsis, Konstantinos, Trifon Totlis, George A. Konstantinidis, George Paraskevas, Maria Piagkou, et Juergen Koebke. « Anatomical Variations between the Sciatic Nerve and the Piriformis Muscle: A Contribution to Surgical Anatomy in Piriformis Syndrome ». Surgical and Radiologic Anatomy: SRA 36, no 3 (avril 2014): 273‑80.

Pećina, M. « Contribution to the Etiological Explanation of the Piriformis Syndrome ». Acta Anatomica 105, nᵒ 2 (1979): 181‑87.

Pecina, Hrvoje Ivan, Igor Boric, Tomislav Smoljanovic, Davor Duvancic, et Marko Pecina. « Surgical Evaluation of Magnetic Resonance Imaging Findings in Piriformis Muscle Syndrome ». Skeletal Radiology 37, no 11 (1 novembre 2008): 1019‑23.

Robinson, Lawrence R. (2019). Is the FAIR‐test a fair method of detecting piriformis syndrome?. Muscle & Nerve, (), mus.26634–.

Robinson, D. R. « Pyriformis Syndrome in Relation to Sciatic Pain ». American Journal of Surgery 73, no 3 (mars 1947): 355‑58.

Stewart, John D. « The Piriformis Syndrome Is Overdiagnosed ». Muscle & Nerve 28, no 5 (novembre 2003): 644‑46.

Turtas, S., et G. Zirattu. « The piriformis syndrome: a case report of an unusual cause of sciatica ». Journal of Orthopaedics and Traumatology : Official Journal of the Italian Society of Orthopaedics and Traumatology 7, no 2 (juin 2006): 97‑99.

Windisch, Gunther, Eva Maria Braun, et Friedrich Anderhuber. « Piriformis Muscle: Clinical Anatomy and Consideration of the Piriformis Syndrome ». Surgical and Radiologic Anatomy: SRA 29, no 1 (février 2007): 37‑45.

Wun-Schen, Chen. « Bipartite Piriformis Muscle: An Unusual Cause of Sciatic Nerve Entrapment ». Pain 58, no 2 (août 1994): 269‑72.

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Échelles et scores

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Le Fair test est couramment utilisé dans le diagnostic d’un syndrome du piriforme.
De manière générale, la sciatique est relativement courante dans la population générale et le syndrome du piriforme, représenterait 6 à 8 % de tous les cas de sciatique (Hallin et al. 1983). Toutefois, certaines études affirment que ce syndrome est sous-diagnostiqué (Stewart et al. 2003) et d’autres au contraire sur-diagnostiqué (Durrani et al. 1991 ; Fishman et al. 2003).
Malgré le fait que ce syndrome ait été décrit depuis près d'un siècle, il existe encore une grande confusion autour de son diagnostic.
Le syndrome du piriforme primaire est le terme utilisé pour désigner la sciatique causée par une pathologie intrinsèque du muscle piriforme. Ces pathologies comprennent entre autre des variations anatomiques du trajet du nerf sciatique ou de l'anatomie du muscle piriforme (Beaton et al. 1938 ; Pecina et al. 1979 ; Wun-Schen et al. 1994 ; Pecina et al. 2008 ; Natsis et al. 2014), des dommages causés au muscle piriforme par un traumatisme (Robinson et al. 1947 ; Beauchesne et al. 1997 ; Beatty et al. 1994) une hypertrophie du muscle piriforme (Pecina et al. 2008 ; Jankiewicz et al. 1991 ; Chen et al. 1992 ; Broadhurst et al. 2004 ; ,Turtas et al. 2006), et un spasme du muscle piriforme (Filler et al. 2005 ; Fishman et al. 2002).

Le piégeage de tout ou partie du nerf sciatique par le muscle piriforme a longtemps été un diagnostic d'exclusion mais le "diagnostic d'exclusion" est un concept logiquement erroné (de Seze et al. 1982). De multiples causes de sciatique peuvent coexister, chacune contribuant de manière significative aux symptômes du patient. Si l’on se penche sur les causes potentielles de compression du nerf sciatique, on se rend compte que de nombreuses structures peuvent être impliquées et pas seulement le piriforme. Par exemple on relate les bandes fibreuses contenant les vaisseaux sanguins, le syndrome de l'obturateur interne et du jumeau, un conflit ischio-fémoral ou provenant des ischio-jambiers, les troubles musculaire du fessier et des causes orthopédiques. La présence d'une cause n'exclut pas les autres et l'absence de preuves en faveur d'un diagnostic n'implique pas grand-chose, et encore moins une entité diagnostique spécifique non testée. C’est la raison pour laquelle on ne peut pas parler de véritable diagnostic différentiel. Des publications récentes suggèrent que le terme "syndrome glutéal profond" pourrait mieux décrire cette constellation de douleurs à médiation musculaire et nerveuse (Martin et al. 2015). Le syndrome du piriforme serait alors un sous-groupe de syndrome glutéal profond (Hernando et al. 2015).

Ce syndrome glutéal profond est caractérisé par des douleurs et/ou des dysesthésies au niveau des fesses, de la hanche ou de la cuisse postérieure et/ou des douleurs radiculaires dues à une compression du nerf sciatique non discogène dans l'espace sous-gluteal (Hernando et al. 2015).

Dans un examen systématique de plus de 50 études de cas du syndrome du piriforme, les symptômes les plus fréquents étaient une douleur dans la fesse, une sensibilité externe sur l'échancrure sciatique, une aggravation de la douleur en position assise et une augmentation de la douleur suite à des manoeuvres qui augmentent la tension musculaire du piriforme (Hopayian et al. 2010). Une revue rétrospective de 26 cas a noté que la douleur à la fesse et la sciatique étaient observées dans 100 % des cas (Durrani et al. 1991). De plus, 92 % des patients avaient des antécédents de traumatisme du muscle piriforme, allant d’une chute à un étirement anormal du muscle lors d'événements sportifs (Durrani et al. 1991). Bien que ces symptômes soient compatibles avec le syndrome du piriforme, ils restent non spécifiques et des symptômes similaires peuvent être observés dans de nombreuses autres pathologies.

Lorsqu'on soupçonne un syndrome du piriforme, il faut procéder à un examen complet du bas du dos, du bassin, des fesses et des membres inférieurs, comprenant l'inspection, l'amplitude des mouvements, la palpation, la force, la sensation et des tests spéciaux qui peuvent varier en fonction des symptômes présentés par le patient.

Certains auteurs suggèrent que la palpation joue un rôle important dans le diagnostic du syndrome du piriforme. Une sensibilité à la palpation profonde du muscle piriforme était présente dans 92 % des cas examinés par Durrani (Durrani et al. 1991). De plus, dans la revue de plus de 50 études de cas, la sensibilité externe à la palpation de la grande échancrure sciatique était l'une des quatre caractéristiques les plus courantes du syndrome du piriforme (Hopayian et al. 2010). Cependant, étant donné la taille relativement petite et la profondeur du muscle piriforme dans la fesse, la précision de la palpation du muscle piriforme a été remise en question (Windisch et al. 2007).

De multiples manœuvres d'examen physique ont été identifiées pour aider à diagnostiquer le syndrome du piriforme. Parmi ces tests, on retrouve le FAIR test qui va chercher à comprimer le nerf sciatique en étirant le muscle piriforme.

Vidéo du test
Exécution du test

Avant de réaliser ce test, il est conseillé d’examiner et d’exclure les pathologies les plus répandues dans la colonne lombaire et l’articulation sacro-iliaque qui pourraient expliquer les symptômes du patient.
Pour réaliser le test, le patient est en décubitus latéral du côté du membre sain. Le kiné stabilise la hanche du patient puis déplace passivement son membre inférieur à 90° de flexion de hanche. Il applique ensuite une pression sur le genou vers le bas afin d’entrainer la hanche en adduction et en rotation interne plaçant ainsi le piriforme en position d’étirement ce qui comprime le nerf sciatique. Le test est positif lorsqu'une douleur est produite dans la zone d’intersection entre le piriforme et le sciatique (Boyajian-O’Neill et al. 0820, Kirschner et al. 2009).

Valeur clinique

Dans leur étude en 2002, Fishman et al. ont avancé que la position pendant le Fair test permettait d’augmenter la latence du réflexe de Hoffman ou reflexe H. Ce reflexe H correspond à un potentiel d'action musculaire composé qui peut être enregistré à partir de plusieurs muscles squelettiques. Une latence supérieure de 3 écarts-type par rapport à la normale permettrait d’identifier un syndrome du piriforme avec une sensibilité de 88% et une spécificité de 83% (Fishman et al. 2002). Cependant l’utilisation du réflexe H est peu précis et n’est pas répandu rendant la valeur de ces données limitée. De plus en 2019, Robinson et Lawrence ont souligné que bien qu'un tel test puisse sembler attrayant au départ, il n’est malheureusement pas possible d’expliquer ce phénomène de latence avec notre compréhension actuelle de la physiologie nerveuse. Les mêmes auteurs suggèrent que jusqu'à ce que le FAIR test soit reproduit dans d'autres études contrôlées, il ne  devrait pas être utilisé à des fins de diagnostic. Les évaluations cliniques et d'imagerie restent probablement des mesures plus fiables de la compression du nerf sciatique par le muscle piriforme (Robinson et al. 2019).

Bibliographie

Beaton, L., et B. Anson. « THE SCIATIC NERVE AND THE PIRIFORMIS MUSCLE: THEIR INTERRELATION A POSSIBLE CAUSE OF COCCYGODYNIA ». Undefined, 1938.

Beauchesne, R. P., et S. F. Schutzer. « Myositis Ossificans of the Piriformis Muscle: An Unusual Cause of Piriformis Syndrome. A Case Report ». The Journal of Bone and Joint Surgery. American Volume 79, no 6 (juin 1997): 906‑10.

Boyajian-O’Neill, L. A., McClain, R. L., Coleman, M. K., & Thomas, P. P. (2008). Diagnosis and Management of Piriformis Syndrome: An Osteopathic Approach. The Journal of the American Osteopathic Association, 108(11), 657.

Broadhurst, Norman A., D. Neil Simmons, et Malcolm J. Bond. « Piriformis Syndrome: Correlation of Muscle Morphology with Symptoms and Signs ». Archives of Physical Medicine and Rehabilitation 85, no 12 (1 décembre 2004): 2036‑39.

Chen, W. S., et Y. L. Wan. « Sciatica Caused by Piriformis Muscle Syndrome: Report of Two Cases ». Journal of the Formosan Medical Association = Taiwan Yi Zhi 91, no 6 (juin 1992): 647‑50.

de Seze S. History of sciatica. Rev Neurol (Paris) 1982; 138: 1019–1025.

Durrani, Z., et A. P. Winnie. « Piriformis Muscle Syndrome: An Underdiagnosed Cause of Sciatica ». Journal of Pain and Symptom Management 6, no 6 (août 1991): 374‑79.

Filler, Aaron G., Jodean Haynes, Sheldon E. Jordan, Joshua Prager, J. Pablo Villablanca, Keyvan Farahani, Duncan Q. McBride, et al. « Sciatica of Nondisc Origin and Piriformis Syndrome: Diagnosis by Magnetic Resonance Neurography and Interventional Magnetic Resonance Imaging with Outcome Study of Resulting Treatment ». Journal of Neurosurgery. Spine 2, no 2 (février 2005): 99‑115.

Fishman, L. M., & Hosseini, M. (2019). Piriformis Syndrome - A diagnosis comes into its own. Muscle & Nerve.

Fishman, Loren M., et Michael P. Schaefer. « The Piriformis Syndrome Is Underdiagnosed ». Muscle & Nerve 28, no 5 (novembre 2003): 646‑49.

Fishman, L. M., Dombi, G. W., Michaelsen, C., Ringel, S., Rozbruch, J., Rosner, B., & Weber, C. (2002). Piriformis syndrome: Diagnosis, treatment, and outcome—a 10-year study. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, 83(3), 295–301.

Hallin, R. P. « Sciatic Pain and the Piriformis Muscle ». Postgraduate Medicine 74, no 2 (août 1983): 69‑72.

Hernando, Moisés Fernández, Luis Cerezal, Luis Pérez-Carro, Faustino Abascal, et Ana Canga. « Deep Gluteal Syndrome: Anatomy, Imaging, and Management of Sciatic Nerve Entrapments in the Subgluteal Space ». Skeletal Radiology 44, no 7 (juillet 2015): 919‑34.

Hopayian, K., & Danielyan, A. (2017). Four symptoms define the piriformis syndrome: an updated systematic review of its clinical features. European Journal of Orthopaedic Surgery & Traumatology, 28(2), 155–164.

Hopayian, Kevork, Fujian Song, Ricardo Riera, et Sidha Sambandan. « The Clinical Features of the Piriformis Syndrome: A Systematic Review ». European Spine Journal: Official Publication of the European Spine Society, the European Spinal Deformity Society, and the European Section of the Cervical Spine Research Society 19, no 12 (décembre 2010): 2095‑2109.

Jankiewicz, J. J., W. L. Hennrikus, et J. A. Houkom. « The Appearance of the Piriformis Muscle Syndrome in Computed Tomography and Magnetic Resonance Imaging. A Case Report and Review of the Literature ». Clinical Orthopaedics and Related Research, no 262 (janvier 1991): 205‑9.

Kirschner, J. S., Foye, P. M., & Cole, J. L. (2009). Piriformis syndrome, diagnosis and treatment. Muscle & Nerve, 40(1), 10–18.

Martin, Hal David, Manoj Reddy, et Juan Gómez-Hoyos. « Deep Gluteal Syndrome ». Journal of Hip Preservation Surgery 2, no 2 (juillet 2015): 99‑107.

Natsis, Konstantinos, Trifon Totlis, George A. Konstantinidis, George Paraskevas, Maria Piagkou, et Juergen Koebke. « Anatomical Variations between the Sciatic Nerve and the Piriformis Muscle: A Contribution to Surgical Anatomy in Piriformis Syndrome ». Surgical and Radiologic Anatomy: SRA 36, no 3 (avril 2014): 273‑80.

Pećina, M. « Contribution to the Etiological Explanation of the Piriformis Syndrome ». Acta Anatomica 105, nᵒ 2 (1979): 181‑87.

Pecina, Hrvoje Ivan, Igor Boric, Tomislav Smoljanovic, Davor Duvancic, et Marko Pecina. « Surgical Evaluation of Magnetic Resonance Imaging Findings in Piriformis Muscle Syndrome ». Skeletal Radiology 37, no 11 (1 novembre 2008): 1019‑23.

Robinson, Lawrence R. (2019). Is the FAIR‐test a fair method of detecting piriformis syndrome?. Muscle & Nerve, (), mus.26634–.

Robinson, D. R. « Pyriformis Syndrome in Relation to Sciatic Pain ». American Journal of Surgery 73, no 3 (mars 1947): 355‑58.

Stewart, John D. « The Piriformis Syndrome Is Overdiagnosed ». Muscle & Nerve 28, no 5 (novembre 2003): 644‑46.

Turtas, S., et G. Zirattu. « The piriformis syndrome: a case report of an unusual cause of sciatica ». Journal of Orthopaedics and Traumatology : Official Journal of the Italian Society of Orthopaedics and Traumatology 7, no 2 (juin 2006): 97‑99.

Windisch, Gunther, Eva Maria Braun, et Friedrich Anderhuber. « Piriformis Muscle: Clinical Anatomy and Consideration of the Piriformis Syndrome ». Surgical and Radiologic Anatomy: SRA 29, no 1 (février 2007): 37‑45.

Wun-Schen, Chen. « Bipartite Piriformis Muscle: An Unusual Cause of Sciatic Nerve Entrapment ». Pain 58, no 2 (août 1994): 269‑72.

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Je suis kiné depuis 24 ans, il est utile et indispensable de revoir les fondamentaux étayés par les nouvelles données scientifiques. Fullphysio est devenu un partenaire de travail efficace pour être toujours au top en un minimum de temps ! la plateforme est facile d'utilisation, les fiches synthétisent parfaitement bien ce qui est essentiel à notre pratique quotidienne, de l'anatomie en passant par la biomécanique, le bilan diagnostic, le traitement et la bibliographie. Merci à toute l'équipe !
Emma U.
Kinésithérapeute libéral
"Fullphysio constitue une base de données forte utile que j'utilise régulièrement dans ma pratique"
Justine D.
Kinésithérapeute libéral
"Fullphysio est à coup sûr un outil qui m'est utile dans ma formation continue grâce aux quiz, vidéos, synthèses et modules"
Julien C.
Kinésithérapeute libéral
"Je suis kiné libéral depuis peu et j'ai découvert Fullphysio il y a quelques mois. Cette plateforme est constituée de superbes modules très complets et des fiches synthèses qui permettent en un coup d'œil de revoir les fondamentaux de certaines pathologies ! C'est un nouvel outil que j'utilise au quotidien, et qui m'aide à développer mes connaissances théoriques et pratiques, grâce aux vidéos de tests et d'exercices. Enfin chez Fullphysio votre voix compte ! Vous pouvez voter pour les prochains thèmes que vous aimeriez voir sortir. Merci à l'équipe de Fullphysio toujours à l'écoute, et qui nous facilite le travail au quotidien."
Marie P.
Étudiante kiné en 4ème année
"Je cherche à me préparer dès maintenant aux spécificités de ma future pratique professionnelle de kiné libéral. Fullphysio est un excellent moyen d’approfondir mes connaissances à propos de pathologies que je rencontrerai. Ce qui me plaît particulièrement dans Fullphysio est la manière dont sont élaborés les modules. Cela me permet de m’y retrouver très facilement et de me projeter de manière plus concrète dans la prise en charge de patients. De plus, toutes ces ressources sont établies à partir de données récentes et proviennent de sources scientifiques fiables."
Rémy M
Kinésithérapeute libéral
"Fullphysio m’a permis de développer beaucoup de connaissances qui étaient lointaines pour moi au niveau des pathologies ainsi qu’au niveau traitements. La qualité de l’enseignement et les exercices adaptés à chaque type de pathologie permettent un apprentissage total. Fullphysio me facilite vraiment la vie car toutes les informations sont basées sur l’évidence donc ça me permet de lire directement sans avoir à chercher par mes propres moyens. Fullphysio est une plateforme complète, interactive et très ludique avec les quiz pour se tester, l’accès aux différentes vidéos, aux différents tests qui permettent d’éliminer ou d’argumenter les différentes pathologies que peut avoir notre patient."
Arthur P.
Étudiant kiné en 4ème année
"En tant qu’étudiant en 4ème année et futur professionnel, Fullphysio m’aide à organiser mes séances, revoir mes pathologies et avoir des exemples d’exercices à adapter dans ma prise en charge avec mon patient. Je gagne beaucoup de temps avec des fiches claires et synthétiques ! On ressent beaucoup de travail derrière chaque module ! Je recommande !"
Simon G
Kinésithérapeute libéral
"Afin d’être mieux préparé à prendre en charge une pathologie bien spécifique, je n’hésite pas à consulter fullphysio.io"
Antonio B.
Étudiant kiné en 4ème année
Je suis étudiant en 4ème année, avec Fullphysio j'ai de quoi enrichir mes connaissances sur plein de sujets variés. Les modules sont hypers intéressants et à la page de l'actualité. Avec Fullphysio je gagne du temps dans mes révisions. L'équipe est très professionnelle et à l'écoute !
Julie D.
Kinésithérapeute libéral
"Fullphysio est une plateforme très pratique qui regroupe beaucoup d’informations. Elle est très bien organisée, par thème et facile à utiliser. À souligner également le chouette suivi de la part de l'équipe"
Paloma M.
Étudiante kiné en 2ème année
"Étant en seconde année de kiné et voulant compléter mon enseignement. Je m'appuie désormais tous les jours sur toutes les ressources que propose Fullphysio. Les synthèses sont complètes, simples et organisées, à l'image du site d'ailleurs. Ce qui me fait gagner un temps non négligeable ! Merci beaucoup du travail que vous fournissez."
Pierre H
Kinésithérapeute libéral
"La centralisation des informations proposée par Fullphysio m'a permis de gagner un temps précieux sur mon emploi du temps. Je pourrais difficilement m'en passer maintenant"
Émilie P.
Kinésithérapeute libéral
"Grâce à Fullphysio j’ai pu améliorer la prise en charge de mes patients très rapidement !”
Savanah H.
Kinésithérapeute libéral
“Fullphysio est devenu pour moi la façon idéale de tester et rafraîchir mes connaissance grâce aux nombreux outils mis à notre disposition"
Antoine P.
Kinésithérapeute libéral
"Fullphysio est un outil très intéressant pour tout kinésithérapeute désirant maintenir ses compétences à jour"
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On nous pose souvent ces questions, on y répond !

À quelle fréquence sont ajoutées les ressources ?
Nous ajoutons de nouvelles ressources toutes les semaines. La conception de ces ressources nous demande un travail de recherche scientifique extrêmement important afin de vous fournir des contenus de très grande qualité et à forte valeur ajoutée. 

Les modules et les fiches synthèses sont les ressources qui demandent le plus de préparation. Celles-ci sont ajoutées en moyenne tous les 15 jours.
Concernant les autres ressources, celles-ci sont ajoutées toutes les semaines.
Les ressources sont-elles régulièrement mises à jour ?
Absolument ! Nous veillons à mettre régulièrement à jour toutes nos ressources afin que vous restiez à la page et à la pointe de l'actualité en kinésithérapie.
Vous devez mettre beaucoup de temps pour créer les ressources, non ?
Toute l’équipe est mobilisée pour vous proposer des ressources de très grande qualité et à forte valeur ajoutée. Nous travaillons chaque jour avec passion pour arriver à ce résultat !
Pour vous donner un ordre d'idée, pour un module et ses ressources associées, cela nous demande entre 5 à 10 jours de travail complet et 4 personnes mobilisées.

Beaucoup de travail pour nous, mais un gain de temps incroyable pour vous !
Puis-je démarrer avec un abonnement Découverte (gratuit) et passer en Illimité par la suite ?
Tout à fait ! Vous pouvez découvrir la plateforme à votre rythme avec l’abonnement Découverte qui est gratuit et passer en Illimité quand vous le souhaiterez.
Je veux souscrire à un abonnement Illimité. Comment utiliser mon code de parrainage ou mon code promo ?
Au moment où la fenêtre de paiement s’affiche vous avez simplement à cliquer sur “J’ai un code promotionnel” (voir ci-dessous) puis à indiquer votre code. La réduction sera appliquée.
Quels sont les moyens de paiements pour souscrire à un abonnement Illimité ?
Vous avez la possibilité de régler votre abonnement par carte bancaire via notre solution de paiement sécurisée Stripe.
Si je prends un abonnement Illimité mensuel, dois-je payer manuellement tous les mois ou c’est automatique ?
Votre abonnement se renouvelle automatiquement tous les mois. Vous n’avez rien à faire !
Les abonnements sont-ils vraiment sans engagement ?
Oui, les abonnements sont sans engagement. Vous avez la possibilité de résilier très facilement votre abonnement à tout moment en vous rendant sur votre Tableau de bord > Abonnement > annuler mon abonnement.
Comment modifier mon moyen de paiement ?
Rendez-vous sur votre Tableau de bord > Abonnement > Gérer mon abonnement & informations de paiement.
À qui s'adresse Fullphysio ?
Étudiants : Aux étudiants qui souhaitent gagner du temps dans la compréhension des pathologies étudiées en cours et appréhender de manière concrète les pathologies qu'ils traiteront en tant que kinésithérapeute !

Kinésithérapeutes : Aux kinés qui souhaitent gagner du temps dans la recherche d’informations essentielles à la bonne prise en charge de vos patients et qui veulent gagner en efficacité ainsi qu'en confiance dans leurs prises en charge.Aux kinés qui souhaitent perfectionner leurs compétences en permanence afin d’améliorer les résultats de leurs traitements.
NOUS SOMMES LÀ POUR VOUS !
Fullphysio, c’est une équipe à votre service !
Pour toute demande contactez-nous par email ou par téléphone :
+33 7 80 99 74 37
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